Moscou pourrait devenir un médiateur entre Washington et Téhéran dans le sujet nucléaire

Drapeau de la Russie

La Russie pourrait être un médiateur entre l’Iran et les États-Unis pour maintenir les contacts sur le programme nucléaire. C’est ce qu’a indiqué le chercheur en chef du Centre russe d’analyse des stratégies et des technologies, Iouri Liamine.

“Actuellement, la situation avec le programme nucléaire iranien se dégrade. Bien entendu, cela constitue une source de préoccupations. Pourtant, Moscou pourrait devenir un canal de dialogue entre Téhéran et Washington. Le fait est que la manière d’agir de l’administration du président américain Donald Trump n’est pas conforme avec ce qui est accepté par les dirigeants iraniens. La Russie pourrait devenir un médiateur à l’aide duquel on pourrait parvenir à un consensus”, a-t-il expliqué au cours d’une discussion au club international Valdaï consacrée au traité de partenariat stratégique global entre l’Iran et la Russie.

M. Liamine a accordé une attention particulière au fait que les pressions actuellement exercées sur l’Iran par les États-Unis et Israël, notamment les menaces de porter des frappes contre les sites inclus dans le programme nucléaire iranien, “pourraient entraîner une forte escalade de la situation dans la région”. Dans le même temps, il s’est dit convaincu que la Russie aurait du mal à accomplir efficacement son rôle de médiateur dans la question du programme nucléaire iranien, “si les États-Unis ne cessent pas leur position maximaliste”.

Le 7 mars, Donald Trump a écrit sur Truth Social qu’il avait envoyé un message à Ali Khamenei proposant des négociations sur le programme nucléaire de Téhéran. Le dirigeant iranien a répondu que son pays ne dialoguerait pas avec les États-Unis, car Washington ne se souciait que de ses propres intérêts. Le 12 mars, Khamenei a qualifié les propos de Trump sur sa volonté de négocier de tentative de tromper l’opinion publique mondiale.

Le Plan d’action global commun (PAGC) a été signé avec l’Iran en 2015 afin de surmonter la crise liée à ses développements nucléaires par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et l’Allemagne. Le document prévoyait la levée progressive des sanctions en échange de l’engagement de Téhéran de limiter ses activités nucléaires. Lors de son premier mandat, Donald Trump a décidé en 2018 de se retirer de cet accord. Son successeur Joe Biden a affirmé à plusieurs reprises qu’il était prêt à ramener Washington dans l’accord nucléaire.