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« Cette Cour n’a plus de limite, elle se donne compétence à tout », Me Cyrille Djikui

La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples commence par exaspérer les professionnels du droit béninois. Après le ministre porte-parole du gouvernement, avocat de profession, c’est Me Djikui qui s’insurge contre la Cour d’Arusha qui, selon lui, commence par outrepasser ses prérogatives. 

21 Avr 2020    
Cour-Africaine-des-droits-de-lHomme-et-des-peuples. Cour-Africaine-des-droits-de-lHomme-et-des-peuples. Ph: fr.african-court

 La décision rendue le vendredi 17 avril 2020 par la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, demandant à l’Etat béninois de surseoir à l’organisation des élections communales du 17 mai 2020, continue par faire beaucoup de vagues au Bénin. Après les vives réactions du ministre porte-parole du gouvernement, c’est un autre avocat de l’Etat qui s’insurge contre cette décision de la juridiction africaine. Pour Me Cyrille Djikui, puisque c’est de lui qu’il s’agit, cette Cour n’a plus de limite » dans ses prérogatives. Intervenant sur « Urban fm » de Parakou, le praticien du droit affirme que cette Cour donne l’impression que les « Etats n’ont plus de souveraineté ». 

Pour l’avocat au barreau béninois, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples interfère trop dans les affaires de l’Etat. A travers ses décisions, poursuit-il, on a l’impression « que les Etat n’ont plus de souveraineté, les Etats ne peuvent plus s’auto-déterminer ». L’homme du droit ne comprend pas la logique qui veut qu’une Cour apprécie la vie d’un Etat à travers un seul individu.  "Moi je parle en tant que citoyen, pas en tant qu’avocat de l’Etat. En tant que citoyen, je suis révolté contre cette Cour. Je n’ai pas dit que je suis révolté contre Ajavon, un justiciable a le droit de tout demander et c’est à la juridiction de voir si ce qui est demandé est possible ou ne l’est pas" , fait-il savoir. En donnant des décisions comme il le fait et en se donnant toutes les compétences, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples est entrain de se décrédibiliser, selon le juriste.  "Aujourd’hui, la Cour ose demander à l’Etat béninois de ne pas organiser les élections communales parce qu’on ne permet pas à Adjavon d’aller aux élections. Quel est l’acte concret qui empêche Adjavon d’aller aux élections? Lui, parce que sa volonté ne passe pas, on arrête les élections. Ça, c’est inacceptable. En tant que juriste, cette Cour n’a plus de limite; elle est compétente en toute chose." , se désole-t-il.

 

     Source : Benin WebTV

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