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RDC: crise économique, réformes électorales... Les défis du Premier ministre Lukonde

Le nouveau Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde est très attendu sur plusieurs dossiers, parmi lesquels figure la préparation des élections prévues en 2023. Mais en premier chef, il devra constituer un gouvernement.

17 Fév 2021    
Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, le nouveau Premier ministre congolais. Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, le nouveau Premier ministre congolais. © Gécamines

Première mission à accomplir avant la session parlementaire du 15 mars : former un gouvernement restreint et le faire accepter à une coalition élargie… Quand, du côté de la présidence, on vante l’importance de renouveler les visages, de choisir les profils, dans les rangs de l’opposition, on dénonce un nouveau partage de gâteau qui va se faire au détriment des intérêts de la population.

Or, la RDC a besoin d’un nouveau gouvernement très vite pour faire face à une crise économique persistante, c’est le deuxième défi. L’État dispose l’équivalent en devises de deux semaines d’importations de biens et services, c’est très peu. Le taux de change de 2 000 francs congolais pour un dollar pèse énormément sur le pouvoir d’achat des Congolais. Or, pour venir à nouveau en aide à la RDC, des bailleurs comme le FMI et la Banque mondiale attendent des signes forts d’amélioration de la gestion.

Troisième défi : la sécurité des populations. Les morts s’accumulent dans l’est, l’insécurité s’installe dans presque toutes les grandes villes et l’administration Tshisekedi redoute des troubles dans la région du Katanga, fief des Kabila.

Mais au sein de l’Union sacrée, comme dans l’opposition, ce qui est surtout attendu, ce sont les réformes électorales, quatrième défi. Avec déjà en tête les élections de 2023 et le risque que cela suscite des nouvelles tensions politiques.

Or, pour préparer les prochaines échéances électorales, il faut accélérer le processus des réformes longtemps réclamées, notamment les modalités de désignation des animateurs de la Céni ainsi que la garantie d’indépendance de ces derniers pour assurer la dépolitisation de la centrale électorale.

Le temps court, alertent certaines voix

Il y a par ailleurs la question du calendrier électoral. Il faut tout faire pour que les élections législatives et présidentielles soient organisées dans le délai constitutionnel, c’est-à-dire en 2023, insistent les acteurs de la société civile et certains députés.

Pour le député Daniel Mbau, il faut attendre l’année électorale pour aller chercher l’argent. « Il faut qu'il y ait une planification intelligente et avec un financement séquenciel du processus électoral. Le peuple, je crois, nous a élu pour apporter un feutre de correction par rapport aux errements du passé. »

De son côté, l’avocat et activiste Hervé Diakese s’interroge sur la marge de manœuvre qu’aura le nouveau gouvernement. « Si nous regardons l'agenda électoral, nous sommes nettement en retard. C'est d'abord la logistique électorale qu'il faut préparer. Si ce sont les listes électorales qu'il faut toiletter, nous ne sommes plus dans les délais nécessaires pour procéder à certains exercices préalables. Il y a vraiment des questions qui n'attendent pas. »

Du côté de la présidence de la République, on calme le jeu : « le Premier ministre a été instruit pour que tout se passe dans l’ordre », confie un conseiller de Félix Tshisekedi.

  Source: Rfi

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