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Niger: colère et polémique après la mort des 26 petits écoliers dans un incendie

Au Niger, l'émotion était grande ce mardi 9 novembre à Maradi aux obsèques des 26 enfants victimes de l'incendie de leur école. Une foule nombreuse est venue entourer les parents d'élèves et rendre un dernier hommage aux disparus. Plusieurs ministres s'étaient rendus sur place pour l'occasion au moment où le gouvernement est tenu pour responsable de ce drame. En cause : les classes dites paillotes.

10 Nov 2021    
Capture d'écran des image du drame diffusées par la télévision nigérienne. Capture d'écran des image du drame diffusées par la télévision nigérienne. © Capture d'écran

Selon une source locale, peu après l'incendie, plusieurs habitants ont saccagé les autres paillotes de l'école et ce mardi, lors des funérailles, les visages de la population étaient durs, tirés par la tristesse et l'angoisse, a confié un enseignant sur place. Même s’ils ont conscience des problèmes financiers de l'État, les syndicats réclament a minima que les plus jeunes enfants n'étudient plus dans ces classes paillotes et demandent leur suppression à terme.

36 000 classes paillotes dans le pays

Construire des classes en matériaux définitifs était l'une des promesses de campagne du président Bazoum, une promesse pas encore tenue en raison du manque de moyens financiers.

Lundi, en Conseil des ministres, le gouvernement a décidé l'interdiction des classes paillotes pour les préscolaires, c'est-à-dire les enfants de moins de six ans, mais à Maradi, la totalité des enfants décédés avaient entre six et neuf ans.

Depuis un bon moment, nous sommes en train de nous battre pour que l'État commence à construire en matériaux définitifs.

Indemnité aux familles des victimes

Ces classes paillotes qui sont donc au centre de la polémique après ce drame sont pourtant très nombreuses au Niger. Il y en a plus de 36 000 dans le pays ; des classes provisoires faites, comme leur nom l'indique, de paille et d'huile. Ces installations sont très fragiles et inflammables, mais possèdent un avantage non négligeable : celui d'un coût de fabrication très faible.

Mais la population connait bien les risques liés à ces classes paillotes. En avril dernier à Niamey, 20 petits enfants avaient succombé dans un incendie similaire. Cette fois, ils sont au moins 26. Le bilan est encore provisoire et il y a de nombreux blessés. À noter que le gouvernement va verser une indemnité conséquente aux familles des victimes de l'incendie.

 Source: Rfi

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