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Santé: mobilisation autour de MSF pour lutter contre le Noma, maladie liée à la malnutrition

Un groupe d’ONG et de praticiens mené par Médecins sans frontières demande une plus grande prise en compte du Noma, et davantage de moyens pour le traiter et même le faire disparaître. Cette maladie liée en premier lieu à la malnutrition et à d'autres maladies infectieuses (rougeole, malaria, VIH), s’attaque à la bouche, à la mâchoire et au visage, comme une gangrène. Elle touche encore quelque 140 000 enfants chaque année, dans les régions du monde frappées par l’extrême pauvreté, notamment au Sahel. Sans prise en charge, elle est presque à coup sûr fatale.

15 Fév 2021    
Un enfant dans un centre de lutte contre la malnutrition. Un enfant dans un centre de lutte contre la malnutrition. (Image d'illustration) FLORENT VERGNES AFP/File

Le Noma commence par une gingivite, qui sous l’effet de la malnutrition et du manque d’hygiène, va dégénérer et s’attaquer à la mâchoire, aux muscles, aux dents, aux tissus du visage. Sans prise en charge précoce de l’infection, entre 80 et 90% des malades meurent en deux semaines dans des souffrances terribles.

Pourtant, un traitement simple et précoce suffit, rappelle la Dr Denise Barratti-Mayer, de l’université de Genève, spécialiste de cette maladie : « Le visage va enfler et c’est là vraiment les derniers moments auxquels on peut agir avec un traitement très simple : de l’hydratation, de la nutrition et quelques antibiotiques. Il va stopper la maladie en empêchant la destruction du visage. »

Dans les régions touchées, la connaissance de la maladie et l’accès aux structures de soin demeurent limités. Ceux qui survivent, défigurés, handicapés, sont souvent ostracisés. Au Burkina Faso par exemple, les régions du Sahel et du Centre-Est, où l’insécurité s’ajoute à la grande pauvreté, connaissent le plus grand nombre de cas d’une maladie qui pourrait pourtant être éradiquée.

« Le moyen nécessaire, nous le savons tous, il s’agit de la lutte contre la pauvreté. Il faut aussi donner des conseils aux populations, faire vacciner les enfants à temps. Il faut nourrir les enfants pour lutter contre la malnutrition et veiller à une bonne hygiène buccodentaire », explique le Dr Rose Drabo, est chargée de la lutte contre le Noma au ministère burkinabè de la Santé.

Pour obtenir plus de moyens humains et matériels, les spécialistes du Noma appellent à l’inclure dans la liste des maladies tropicales négligées de l’organisation mondiale de la santé (OMS). Et pour soutenir la lutte contre le Noma, Médecins sans Frontières a soutenu le documentaire « Restoring dignity » qui suit des survivants de la maladie traités par MSF dans le nord du Nigeria.

  Source: Rfi

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