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Coup d'État au Soudan: l'armée purge les institutions publiques des contestataires

Au Soudan, depuis le coup d'État de l'armée lundi 25 octobre, le général Abdel Fattah al-Burhan fait face à la colère de la rue. Mais il est aussi contesté par des institutions et des fonctionnaires qui proclament leur allégeance aux autorités « légitimes ». La fronde a aussi gagné la diplomatie soudanaise. L'armée mène depuis lundi une purge dans les entreprises publiques et suspend ou remplace tous ceux qui sont hostiles au coup d'État.

30 Oct 2021    
L'armée soudanaise est déployé dans la ville de Khartoum depuis lundi 25 octobre pour tenter d'apaiser la contestation après le coup d'État. Les institutions d'État ont été purgées par l'armée des contestataires. L'armée soudanaise est déployé dans la ville de Khartoum depuis lundi 25 octobre pour tenter d'apaiser la contestation après le coup d'État. Les institutions d'État ont été purgées par l'armée des contestataires. © AFP

Près de 70 diplomates soudanais ont annoncé refuser le coup d'État de l'armée. Certains ont rejoint les rassemblements des protestataires organisés devant leurs ambassades. En rétorsion, l'armée a suspendu six d'entre eux, dont des ambassadeurs les plus en vue, en Chine, en Suisse, en France ou aux États-Unis. Certains, comme l'ambassadeur auprès des Nations unies à Genève, refusent : « un limogeage illégitime et anticonstitutionnel des putschistes ».

Purge au sein des médias d'État

Les ministères, les médias publics et les syndicats sont également entrées en résistance contre le coup d'État. La télévision publique, la radio et l'agence de presse nationale Suna ont été prises d'assaut par des soldats. Leurs directeurs ont été limogés et remplacés par d'autres non hostiles à l'armée. La purge touche tous les secteurs publics. Ainsi, le directeur général de l'aviation civile a également été démis de ses fonctions.

Le général Abdel Fattah al-Burhan a dissous toutes les unions de travailleurs, les syndicats et les associations professionnelles. Jusqu’à la révolte de 2019, tous ces syndicats étaient dirigés par des sympathisants de l'ancien régime. « Le retour en arrière est impossible », est l'un des slogans le plus répandu à Khartoum depuis lundi.

 Source: Rfi

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