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Tchad: malgré l'évacuation du gouverneur, les tensions persistent à Faya-Largeau

Vers la fin du bras-de-fer qui oppose population et administration à Faya-Largeau ? Cette ville est en ébullition depuis la décision - il y a un peu plus d'une semaine - du gouverneur de la province de saisir tous les véhicules qui ne sont pas en règle. Des manifestations ont alors éclaté, mais la tension est montée d'un cran depuis la mort d'un jeune manifestant tué par une balle de la police selon la CNDH. Ce qui a été démenti par les autorités. Lundi, la mobilisation a pris de l'ampleur, lorsque les femmes et les hommes ont rejoint les jeunes dans les manifestations pour réclamer le départ du gouverneur de la province, qui a été évacué de la ville hier, mardi 23 novembre au matin.

24 Nov 2021    
Vue sur la province du Borkou où se trouve la vile de Faya-Largeau, dans le nord du Tchad. Vue sur la province du Borkou où se trouve la vile de Faya-Largeau, dans le nord du Tchad. AFP - JEREMY MAROT

Le général Ismat Issakha Acheik a été évacué de Faya Largeau par un avion dépêché depuis Ndjamena, où il se trouve depuis hier matin, selon des sources locales et gouvernementales. Explication du porte-parole du gouvernement tchadien, Abderaman Koulamallah : « Le gouvernement souhaite l'apaisement », et d'ajouter « il prendra les mesures appropriés pour ramener le calme et la sérénité dans la zone », sans plus de précisions.

« Remplacé »

Une autre source gouvernementale nous a assuré que « le gouverneur va être remplacé et déployé à un autre poste ». Des consultations sont en cours, mais le principe serait acquis, a poursuivi notre source, qui a insisté sur le fait que « ce n'est pas une sanction, mais une décision qui vise à sauvegarder la paix civile » à Faya-Largeau.

Négociations

En attendant, des négociations étaient toujours en cours, hier soir, entre deux généraux dépéchés sur place par Ndjamena et les chefs traditionnels pour que ce mouvement de protestation s'arrête. Mais rien à faire, les habitants de Faya-Largeau n'ont pas voulu relâcher leur pression. Commerces, administrations, écoles et marchés sont restés fermés toute la journée hier, alors que la place Blanche était toujours occupée par des manifestants décidés à rester sur place tant qu'ils n'auront pas vu « un décret présidentiel » qui nomme un nouveau gouverneur pour le Borkou.

 Source: Rfi

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