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Que savons-nous de la sécurité nationale ? Regard critique sur le recrutement de volontaires dans l’armée.

Ici le terme ‘sécurité’ veut dire ‘protection des droits’. Quant au terme ‘nationale’, il veut dire ‘à l’intérieur du pays’. La sécurité est garantie par la justice et mise œuvre de façon pratique, par l’armée qui met en place une ou plusieurs forces pour la tâche avec un mode de fonctionnement et d’hiérarchisation prévus par la loi.

17 Nov 2019    
  Le président burkinabè, Mr Roch Marc Christian Kabore, s'adressant à la nation suite à  l’attaque d’un convoi de la société minière SEMAFO. Le président burkinabè, Mr Roch Marc Christian Kabore, s'adressant à la nation suite à l’attaque d’un convoi de la société minière SEMAFO.

Bien qu’il existe des conventions au niveau international pour conformer les attributions des systèmes sécuritaires, force est de reconnaitre que la vision et le fonctionnement des forces de sécurité sont toujours soumis au dictat des systèmes politiques de chaque pays. Les moyens que chaque Etat met à la disposition de ses forces en charges de la sécurité dépendent d’une part, de l’histoire du pays et d’autre part des menaces d’insécurités qui pèsent sur le pays. Les forces de sécurité nationale gèrent l’insécurité créée par les populations vivantes sur le territoire nationale.

Au nom de la libre circulation des biens et des personnes, les flux des individus favorisent la mobilité des pratiques criminelles d’un territoire à un autre. Le mal n’étant pas la circulation, mais la criminalité qui en découle, il serait judicieux et nécessaire de renforcer les capacités opérationnelles de veille des forces de sécurité nationale afin de les permettre de faire face aux nouvelles formes de criminalité qui pourrait surgir dans le temps.

L'idéologie, même si elle peut sembler incomprise, ou parfois trompeuse, parce qu’on ne la pas soit même expérimenté, demeure le parchemin qui mène à l'idéal rêvé, à l'idéal voulut et qui nous pousse à agir. C'est pourquoi, en tant qu’autorité porteur de projet de sécurité nationale, il ne faut donner une ligne idéologique à sa démarche de politique sécuritaire. Dans un message adressé à la nation le jeudi 7 novembre 2019, suite à l’attaque d’un convoi de la société minière SEMAFO qui a coutée la vie à 38 personnes, le président burkinabè, Mr Roch Marc Christian Kabore a ordonné le recrutement de volontaires pour la défense dans les zones sous menace. Avant que cette déclaration ne devienne opérationnelle sur le terrain, il serait pertinent de jeter un regard critique afin de prévenir les dérapages de toute décision émotionnelle de l’autorité qui pourrait affecter négativement le système déjà en branle de sécurité nationale. D’abord il faut le reconnaitre, l’intention de l’autorité est bonne et salutaire. La sécurité doit être garantie par les fils et filles du pays. L’interrogation que nous posons à cette démarche veut comprendre les moyens et le mécanisme d’évaluation de la BONNE FOI des potentiels volontaires. S’ils doivent être directement impliqués dans les opérations, seront ils armés ? Et quelle est le système disciplinaire approprié à leur contexte pour les empêcher d’utiliser les armes et autres moyens de l’Etat a des fins personnelles ou contre la nation ? Le pays est engagé dans une guerre contre un ennemi qui n’a pratiquement pas de visage. L’ennemi pourrait être celui qui se porte volontaire, c’est une question d’interpellation.  

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