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Opération militaire au Nigeria, pour contrer le trafic des armes et le recrutement de mercenaires par les sécessionnistes camerounais

La République fédérale du Nigeria vient de réaffirmer son soutien au gouvernement camerounais, dans la lutte contre les sécessionnistes anglophones qui ont créé un climat d’insécurité dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, depuis 2 ans.

26 Oct 2018    

En effet, apprend-on de bonnes sources, le 23 octobre 2018, le gouvernement fédéral nigérian a lancé une opération militaire dans l’Etat du Cross River, frontalier à la région du Sud-Ouest du Cameroun, à l’effet de lutter contre le trafic des armes qui alimente les groupes sécessionnistes camerounais. Le millier de soldats nigérians déployés dans le cadre de cette opération a également pour mission, selon nos sources, d’endiguer le recrutement de mercenaires nigérians combattant aux côtés des séparatistes camerounais.

« Le commandement militaire a identifié environ 27 routes terrestres différentes à la frontière entre le Cameroun et le Nigeria. Nous assistons à une prolifération du trafic d'armes sur ces routes, en raison de la guerre qui a cours dans le Sud-Ouest[et le Nord-Ouest, Ndlr]du Cameroun. Il y a également une augmentation des cas de kidnapping. Les rapports indiquent également que les insurgés viennent recruter des combattants au Nigeria, majoritairement des jeunes gens qui servent de mercenaires pour la lutte sécessionniste camerounaise », a expliqué au site internet de RFI, Christian Ita, le porte-parole du gouvernorat de l’Etat du Cross River.                                                                                           

« En plus de l'envoi de troupes, l'opération va permettre de construire des bases militaires et d'observation le long de ces routes, pour qu'il y ait une solution permanente à ce problème sécuritaire », poursuit Christian Ita.

Pour rappel, c’est au Nera Hôtel d’Abuja, dans la capitale nigériane, que Sisuku Ayuk Tabe, le leader des sécessionnistes camerounais, avait été interpellé le 5 janvier 2018, en compagnie de certains de ses lieutenants, avec lesquels il attend l’ouverture de son procès dans les geôles camerounaises.

Au lendemain de l’extradition au Cameroun du leader des séparatistes camerounais et de ses partisans arrêtés au Nigeria, le pays le plus peuplé d’Afrique avait assuré les autorités de Yaoundé de son soutien dans la préservation de la souveraineté et de l’intégrité du territoire camerounais, en évitant de faire du Nigeria une base arrière pour les lieutenants de Sisuku Ayuk Tabe.

Avec investiraucameroun

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