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Soudan : Les élections comme seule solution

Les négociations entre le CMT et l'alliance d'opposition FDLC sur qui reposaient de nombreux espoirs de ramener le Soudan à la paix, se sont déroulées avec des interruptions constantes en raison de manifestations en cours et de conflits à l'intérieur de l'opposition, puis complètement arrêtées.

06 Jui 2019    

La situation socio-économique dans le pays continue de se détériorer, en grande partie à cause des manifestants qui ont quitté leur emploi pour soutenir aveuglement les manifestations. Ceci a prolongée dans laquelle se trouve le pays depuis 2018. Et l'interruption du dialogue entre le CMT et la FDLC a encore miné la situation déjà fragile au Soudan.

Outre les désaccords sur la composition du futur organe directeur, les dernières forces politiques soudanaises expriment des doutes sur la légalité des négociations en cours et sur la compétence du CMT et la FDLC pour prendre des décisions concernant la future autorité du pays. Ainsi, Sadik al-Mahdile responsable de la Sudan Appeal Alliance (SAA) a déclaré lors d'une interview avec les médias de Khartoum que ni le CMT ni la Force de changement et de liberté n'ont le mandat nécessaire pour prendre de telles décisions politiques.

Tous ces facteurs suggèrent que la tenue d'élections justes et transparentes devrait être la solution logique de tous les conflits entre représentants des partis politiques, et la seule voix pour parvenir à un consensus.

Le 3 juin, des représentants des forces de sécurité ont dispersé les manifestants armés de bâton, laissant sur le carreau des dizaines de blessées. Selon les informations officielles du ministère de la santé, le nombre de morts dans les événements récents ne dépasse pas 46 personnes.Un porte-parole du CMT a démenti ces informations: "Les forces soudanaises n'ont pas dispersé les participants à une manifestation devant le siège. Elles ont nettoyé la zone, ce qui est devenu une menace pour la sécurité des citoyens à proximité", a déclaré le général Shams al-Din Kabbashi.

Après cet incident, le 4 juin, le chef du CMT, Abdul Fattah Al-Burhan, a fait une déclaration, appelant à la fin des longues négociations en faveur de l'organisation d'un processus électoral au Soudan dans les neuf mois.

Cette déclaration a suscité un mécontentement de la FDLC, dont les représentants ont rejeté toute élection et ont appelé les citoyens à protester contre une telle décision du CMT.

Le 5 juin, Al-Burkhan s'est ressaisi dans une nouvelle déclaration, présentant des excuses pour la décision abrupte de mettre fin aux négociations.  Il d’ailleurs précisé que le CMT s'efforçait de trouver une solution par des efforts communs, avec la participation de toutes les forces de l'opposition et des citoyens du Soudan, et c’est pourquoi il proposait la tenue des élections générales.

Le Vice-Président du Conseil militaire de transition du Soudan, le Lieutenant-général Mohammed Hamdan Daglo (Khametti), a soutenu cette réflexion et a fait une déclaration quelques heures après Al-Burkhan.

Khametti a également souligné que le CMT est ouvert à "des négociations dont le but est exclusivement le bien du pays". Il a assuré aux citoyens que les enquêtes sur les tristes événements de la veille seraient menées et que les responsables seraient punis conformément à la loi. Khametti a rappelé aussi que l'armée soudanaise a soutenu la révolution populaire dès le début, promettant une paix globale à tous les mouvements armés et à tous ceux qui veulent la paix.

Sur la base des déclarations d’Al-Burkhan et de Khametti, on peut conclure que le CMT ne revendique pas le pouvoir au Soudan, mais soutient le processus de résolution pacifique du conflit.

Dans une telle situation, seules des élections démocratiques à part entière peuvent permettre à toutes les parties (pas seulement aux représentants de la FDLC) de participer à la future gouvernance du pays, et de satisfaire toutes les forces politiques dans la participation au processus décisionnel au plus haut niveau. Les citoyens ordinaires auront la possibilité de s’exprimer et d’influencer sur la situation du pays.

En outre, les élections peuvent être le moyen de sortir définitivement du totalitarisme, de la corruption et de l'anarchie, qui étaient les principaux instruments de l'ancien régime d'Al-Bashir. La pratique mondiale consistant à organiser le processus électoral suggère qu'une telle approche permet de maintenir un climat sain dans les sphères économique et sociale du pays et de renforcer les liens de politique étrangère.

Les élections deviendront sans aucun doute le facteur qui permettra au Soudan de s'engager dans une nouvelle voie de développement en tant que pays démocratique moderne, agissant conformément aux normes juridiques internationales et faisant de la protection des droits et des libertés de ses citoyens sa principale priorité.

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