frenhaessw

Résistance du CMT face aux multiples tentatives d’ingérence des puissances occidentales

À la suite des manifestations populaires au Soudan qui ont duré de décembre 2018jusqu’à le 11 avril 2019,  la dictature d'Omar El-Béchir s’est éteinte.Le pays toujours dans une voie de  réorganisation  en vue d’une stabilité sociopolitique et économique du pays  après les changements survenus. Un processus qui se déroule pendant la crise prolongée, les rassemblements continus et une désobéissance civile.L’objectif principal du Conseil militaire de transition qui dirige  la République du Soudan depuis la chute du régime d'el-Béchir, est de trouver une solution de compromis lors de longues négociations avec les forces de l'opposition  sur la composition du futur gouvernement civil, qui doit diriger le Soudan.

08 Juil 2019    

Dans ce contexte, le Soudan reste vulnérable aux tentatives d’ingérence de l'extérieur  dans les affaires internes. C’est ainsi que l’on a assisté à des soutiens et alliances de certains pays occidentaux vis-à-vis de nouveaux partis et mouvements d'opposition conçus pour semer la peur et le chaos parmi la population en cette période difficile pour le peuple soudanais.

Ainsi, en mars dernier, le chef du parti du Congrès soudanais Omar al-Digeyr est rentré au Soudan, où il a immédiatement rencontré des représentants de la mission diplomatique britannique Irtan Siddik et Jamie Hamill. Plus tard, il a également reçu la visite de représentants de pays tels que les Pays-Bas, la France, l'Allemagne, l'Union européenne, le Canada et l'Espagne. Des rencontres organisées dans le but de planifier un algorithme de déstabilisation de la situation politique au Soudan. Ces provocations ne sont pas de nature ponctuelle, mais une stratégie à long terme de guerre hybride, utilisant des cyber attaques et une pression psychologique sur la population. Ce type de guerre est mené dans le seul but d'étouffer les manifestations populaires, ce qui devrait ensuite se transformer en une guerre civile et en un effondrement de l'économie du pays. Notons que Les États-Unis et le Royaume-Uni, ainsi que d'autres pays intéressés par la crise soudanaise, utilisent les réseaux sociaux pour diffuser des informations qui ne sont pas réelles et pour coordonner les troubles.

Des groupes sur Facebook tels que l'Association des professionnels soudanais publient régulièrement un plan de manifestations pour les semaines à venir. Ils collectent également des fonds aux États-Unis pour soutenir les forces de l'opposition au Soudan et diffusent des instructions pour l'organisation et la tenue de rassemblements. Après un mois de tests de résistance du peuple soudanais contre les provocations, les pays occidentaux se sont tournés vers des méthodes plus sérieuses pour influencer des citoyens. Le 13 mai, selon certaines indiscrétions, certains individus ont tenté de discréditer les manifestations pacifiques et provoquer un affrontement entre l'armée et les manifestants, faisant des victimes des deux côtés. Mais le CMT a réagi rapidement ; le 15 mai, Al Burhane a annoncé une tentative infructueuse de provoquer un conflit et exhorté la population à poursuivre les négociations de paix, sans réagir aux provocations.

La situation au Soudan qui se complique de plus en plus a permis à certaines forces politiques étrangères de proposer des actions concrètes pour intervenir dans les affaires du Soudan. Le 02 juin une réunion s'est tenue aux États-Unis, au cours de laquelle la proposition d'intervention dans la situation en République du Soudan a été évalué de manière positive. Après cette prise de décision, le 03 juin, à Khartoum des manifestants ont été dispersé. Malgré les accusations massives d'agression contre le Conseil militaire de transition, et la mort de résidents locaux, le Conseil de sécurité des Nations Unies a rejeté le 05 juin une résolution condamnant les actions dudit conseil et soutenant les manifestations dans le pays. Contrairement à la décision des Nations unies, plusieurs pays européens notamment la Belgique, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, l'Italie, la Pologne, les Pays-Bas et la Suède ont déclaré qu'ils continuaient d'insister sur la nécessité d'intervenir dans la crise soudanaise.

Pour cette raison, connaissant la forte probabilité de conséquences négatives, les citoyens soudanais ne devraient pas être autorisés à exercer une influence occidentale. Ce n'est que dans ce cas que le Soudan sera en mesure de préserver son intégrité, son histoire, ses valeurs traditionnelles, de trouver son propre chemin vers la réconciliation et d'assumer la responsabilité de l'avenir de son pays.

 

Afrique Media TVLe monde c'est nous.

Tweets afm

Newsletter

Recevez par mail les dernières actualtités

  • Les articles à la une
  • L'actualité du monde

Nos Contacts

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 +237 690887878
 +240 555898682
 +235 92521741
Newsletter

Recevez par mail les dernières actualtités

  • Les articles à la une
  • L'actualité du monde