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Présidentielle en Algérie: deux candidatures déposées au Conseil constitutionnel

L’élection présidentielle en Algérie reste fixée au 4 juillet prochain. Les candidats avaient jusqu’à minuit ce samedi 25 mai pour déposer leur dossier. La radio nationale a annoncé ce dimanche qu'aucune candidature n’avait finalement été déposée, mais le Conseil constitutionnel vient de démentir cette information.

27 Mai 2019    
Mobilisés depuis le 22 février, les manifestants réclament, avant tout scrutin, des structures de transition ad hoc, chargées de démanteler l'appareil hérité d'Abdelaziz Bouteflika et d'élaborer une nouvelle loi électorale et une nouvelle Mobilisés depuis le 22 février, les manifestants réclament, avant tout scrutin, des structures de transition ad hoc, chargées de démanteler l'appareil hérité d'Abdelaziz Bouteflika et d'élaborer une nouvelle loi électorale et une nouvelle

La confusion règne en Algérie. Selon un communiqué diffusé en fin de matinée, deux hommes, Abdelhakim Hamadi et Hamid Touahri ont déposé leur candidature auprès du Conseil constitutionnel ce samedi 25 mai.

Dimanche matin pourtant, la radio nationale annonçait qu’aucun candidat n’avait déposé de dossier alors que la date limite, ce samedi à minuit, avait été dépassée. Les journalistes qui ont attendu devant le Conseil constitutionnel affirment quant à eux n’avoir pas vu ces deux hommes.

Des candidats inconnus du grand public

Ils ont bien vu en revanche Lakhdar Benzahia, retraité de l’armée inconnu du grand public, déposer un dossier puis annuler sa candidature dans la foulée. Abdelhakim Hamadi avait déjà déposé sa candidature pour l’élection du 17 avril, qui avait été annulée après la démission du président Bouteflika. Mais ces deux hommes dont parle le Conseil constitutionnel sont des inconnus du grand public.

Une réunion du Conseil constitutionnel était prévue dimanche après-midi pour statuer sur ces deux candidatures déposées. Mais aucune déclaration n'a été faite. Selon la loi, les sages ont dix jours pour statuer sur les candidatures.

En parallèle, des acteurs de la société civile estiment déjà que l’élection doit être annulée. Des observateurs soulignent que cette situation est un échec pour le pouvoir, alors que le chef d’état-major défend depuis plusieurs semaines la tenue du scrutin car il estime qu’il faut suivre ce que prévoit la Constitution.

Pour l’instant donc, le pays est dans l’attente d’une annonce politique. Une annonce qui viendra peut-être du chef d’état-major qui entame ce lundi une visite dans la région de Tamanrasset.

Avec rfi

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