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Moïse Katumbi en route pour la présidentielle

A l'issue d'un conclave à Johannesburg, Moïse Katumbi a annoncé la création du mouvement "Ensemble pour le changement". Objectif: battre le futur candidat du PPRD au pouvoir à la présidentielle de décembre 2018.

13 Mar 2018    

 "Nous livrerons la bataille de l'alternance et nous la gagnerons", a déclaré Moïse Katumbi devant ses partisans réunis à Johannesburg.  A en croire l’ex-gouverneur du Katanga, "ce combat et cette victoire de l'alternance sont une cause nationale (...). Ainsi nous avons décidé de mettre en place un mouvement politique dénommé 'Ensemble pour le changement'. Notre plateforme politique doit gagner les élections à tous les niveaux: présidentielle, législatives, provinciales et locales", a ajouté le patron du club de football "Tout Puissant Mazembe".

Dans la foulée, celui qui est officiellement candidat à la prochaine élection présidentielle a présenté son programme bâti sur quatre piliers. Parmi les grands thèmes figurent la consolidation de l’Etat, la démocratie, la paix, la valorisation du capital humain, la relance de la croissance, la diversification de l’économie, la création d’emplois et la lutte contre le changement climatique.

Moïse Katumbi promet de créer 3,5 millions emplois s’il est élu, en plus des 100 milliards de dollars pour "relancer" le pays.

Les chances de Moïse Katumbi

A environ neuf mois de l’élection présidentielle de décembre 2018, les principaux leaders de l’opposition congolaise semblent se mettre en ordre de bataille.

Début mars 2018, le Groupe de recherche sur le Congo a conclu qu’à moins d’une fraude électorale spectaculaire, les partis de l’opposition sortiraient vainqueurs des élections de décembre en RDC.

Selon le think tank lié à l’Université de New York, c’est même Moïse Katumbi qui sortirait vainqueur de l’élection présidentielle de décembre prochain - si toutefois sa candidature était acceptée.

"De par sa présence, Katumbi sera l'homme qui aura aidé à toucher, à affaiblir Kabila davantage, du fait d'abord qu'il vient du Katanga où il était populaire. Mais sera-t-il le prochain président? Je pense que cela est probable", a confié à la DW le politologue Jean Omasombo, professeur à l'Université de Kinshasa et chercheur au Musée royal d'Afrique centrale de Tervueren en Belgique.

Alliances stratégiques

Godé Atshwel-Okel, professeur de sciences politiques à l’Université de Kinshasa, reconnaît lui aussi les atouts de Moïse Katumbi. Mais pour plus d’efficacité, le politologue plaide pour une alliance stratégique des leaders de l’opposition pour espérer contrer la machine du parti au pouvoir déjà en marche.

Selon le politologue, "à supposer que monsieur Katumbi soit bloqué et qu'il n'accède pas aux élections, l'opposition perdra automatiquement. Donc il faut bien planifier : au cas où X n'est pas là, est-ce que Y ne peut pas le remplacer? La majorité, même demain, s'il y a des élections, va gagner parce qu’elle est suffisamment préparée. Mais je ne vois pas une opposition remporter les élections s'il n'y a pas d'alliances efficaces et stratégiques. Elle n'aura jamais le pouvoir."

En lançant son mouvement, "Ensemble pour le changement", Moïse Katumbi, qui vit en exil depuis septembre 2016, a indiqué que la porte était ouverte à d’autres partis politiques.

Pour l’heure, une quinzaine de petites formations de l'opposition ont adhéré à cette plateforme qui jure de battre le futur candidat du PPRD au pouvoir.

Inéligible

Moïse Katumbi a été condamné en juin 2016 à trois ans de prison dans une affaire de spoliation immobilière. Ce qui rend le richissime homme d'affaires, qui vit depuis près de deux ans en exil en Belgique, inéligible.

A plusieurs reprises, l’opposant a annoncé son retour en RDC. Mais les autorités congolaises ont promis de l’arrêter dès sa descente d’avion. Il était déjà poursuivi pour "atteinte à la sûreté de l'Etat", accusé d'avoir recruté des mercenaires. Malade, Moïse Katumbi a été autorisé à quitter le territoire national, en mai 2016.

La conférence de presse de lancement du mouvement "Ensemble pour le changement" a eu lieu dans un climat tendu. De nombreux jeunes congolais ont bruyamment protesté contre la présence de l’ex-gouverneur du Katanga. "On ne peut pas faire confiance à quelqu'un qui a été un temps avec le gouvernement en place", a affirmé à l'AFP Ali Kanyemba, Congolais en exil.

Avec DW

 


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