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Madagascar / présidentielle : Ravalomanana-Rajoelina, l’ultime duel farouche des leaders

Un face à face sans merci et assez enrichissant. Les sujets soumis à débat ont requis une grande perspicacité et la maitrise du quotidien et des besoins du peuple malgache. Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina ont sorti toutes leurs tripes dans ce dernier virage de la course au fauteuil de Madagascar. C’était au plus convainquant de rallier à sa cause, les derniers électeurs indécis ou d’en voler à leurs rivaux. Un combat verbal dans lequel Andry Rajoelina a fait carton plein.  Sur la table du débat ; les questions de pauvreté, du manque de sécurité, d’insalubrité et de redressement économique de Madagascar.

07 Nov 2018    

Premier point chaud, la pauvreté de plus en plus grandissante à Madagascar. Une misère présentée par Marc Ravalomanana, comme étant le fruit du coup d'État de 2009 qui avait conduit à l’arrivée d’Andry Rajoelina au pouvoir. Ajouté à ce là, les sanctions internationales qui avaient suivi. En face la réplique ne s’est pas faite attendre et s’est d’ailleurs voulu bouche-bec, d’entrée de jeu. Andry Rajoelina a demandé à son vis-à-vis de plutôt mettre cela à l’actif de sa démission suite à son incapacité à redresser le pays en 2002-2009.

S’en est suivi une contre-attaque balbutiante de Marc Ravalomanana qui a tenté de se défendre en soutenant qu’il n’avait pas démissionné en 2009, mais qu’il avait simplement  transféré le pouvoir à l'armée en vue des élections cette année là. Un argument jugé léger en face.

Très brulant, le manque de sécurité dans le pays. Le candidat №25 a brandit son maigre bilan avec peu d’enlèvements enregistrés jusqu'en 2009 à Madagascar.

Mais il a visiblement fait fi  des "enlèvements économiques" qui ont sévis sous sa présidence. Le candidat №13 lui, ne l’a pas loupé là-dessus en soutenant que de nombreuses entreprises ont été supprimées et le monopole de Tiko créé avec ces "enlèvements économiques". Pour tenter de se défendre, Marc Ravalomanana a argué que ces entreprises avaient disparu, incapables de résister à la concurrence de l'entreprise «exclusivement moderne» Tiko. Et là encore, il acquiesce malgré lui implicitement l’argument de son adversaire.

Andry Rajoelina a corsé l’offensive et lui a rappelé les énormes dettes de cette entreprise Tiko envers l'État, tirant le pays vers le bas. L’état de plusieurs villes de la grande Île, n’a pas été épargné.  Le plus alarmant est l’état insalubre de la commune Antananarivo, administré par  Madame le Maire Lalao Ravalomanana. Une gestion administrative mal notée par les malgaches qui se plaignent quotidiennement de la situation environnementale de la ville favorable à la propension des maladies.

Andry Rajoelina n’a évidemment pas louper l’occasion de souligner les lourds manquements  administratifs de madame Ravalomanana. Sur la ligne de mire du candidat n°13, les inondations et les tas de déchets dans la capitale. Un grand échec pour les dirigeants municipaux de la commune d’Antananarivo, qui prétendent sauver la Grande Île. Les pics se sont enchainés entre les deux candidats, sans modération. A qui le dernier mot ? Verdict, le 07 novembre 2018.

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