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Guinée-Bissau: le PAIGC accuse le Sénégal de comploter avec le président Vaz

En Guinée-Bissau, le leader du PAIGC, Domingos Simoes Pereira, et ses alliés politiques ont accusé, mercredi 26 juin, le président José Mario Vaz de vouloir fomenter un coup d’État avec l’appui du Sénégal.

27 Jui 2019    
Selon le PAIGC, le président José Mário Vaz (photo) cherche à se maintenir au pouvoir grâce au soutien du Sénégal. Selon le PAIGC, le président José Mário Vaz (photo) cherche à se maintenir au pouvoir grâce au soutien du Sénégal. © SEYLLOU / AFP

Selon Domingos Simoes Pereira, le complot vise surtout à maintenir le président Vaz au pouvoir afin de mettre en place un gouvernement d’initiative présidentielle.

Termes voilés

C’est par des termes voilés que le leader du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), Domingos Simoes Pereira, a accusé le président Macky Sall de parrainer avec la complicité de son homologue bissau-guinéen, un complot visant à déstabiliser la Guinée-Bissau.

« Nous avons des éléments qui nous permettent de dire ceci : c’est parce que le président Vaz n’a pas eu le feu vert de son parrain dans la sous-région, celui qui coordonne une bonne partie de cette opération et qui permet à notre ancien président de causer tout ce désordre ».

Agnelo Regala, député et leader du parti União para a mudança (Union pour le changement UM), allié du PAIGC, avertit le président Sall en ces termes : « Nous voulons dire à notre frère le président du Sénégal, de nous aider à trouver une solution à la crise, qu’il soit une partie de la solution et non une partie du problème en Guinée-Bissau ».

Le mandat de cinq ans du président Vaz est arrivé à terme le 23 juin. Avant l’échéance, il a reconduit dans ses fonctions de Premier ministre Aristide Gomes, issu de la majorité. Mais le nouveau Premier ministre peine encore à former son gouvernement.

Plus de légitimité

Le leader du PAIGC, Domingos Simoes Pereira soutient que le président Vaz n’a plus de légitimé. Il revient donc à la Cour suprême et à l’Assemblée nationale d’indiquer la voie à suivre pour le destituer. Pour l'heure, ni de la présidence bissau-guinéenne, ni de Dakar n'ont réagi.

Avec RFI

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