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Cameroun : Paul Biya prêt à prêter serment ?

Paul Biya devrait prêter serment en ce début novembre pour un septième mandat consécutif si l’on en croit la chaîne de télévision nationale. Mais que dira-t-il pour favoriser une certaine décrispation étant donné que des opposants continuent de contester sa victoire ?

02 Nov 2018    

Publié à 11h GMT et mis à jour à 12 h GMT

Ce n’est, certes, pas encore officiel. C’est pourtant l’information que vient de donner la Cameroon radio and television (CRTV). À en croire la chaîne nationale de radio et de télévision camerounaises, Paul Biya devrait être investi dans ses fonctions de président lors d’une session ordinaire de l’Assemblée nationale qui ouvre ses travaux à partir de demain.

« La session ordinaire de novembre convoquée à l’Assemblée nationale du Cameroun. Après l’ouverture solennelle, ce vendredi, le prochain temps fort de la session sera la prestation de serment du président réélu », peut-on lire sur la page Twitter de CRTV.

la session ordinaire de novembre convoquée à l'Assemblée Nationale du Cameroun. Après l'ouverture solennelle ce vendredi, le prochain temps fort de la session sera la prestation de serment du président réélu PR_Paul_BIYApic.twitter.com/dtwzH7Jm5t

— CRTVweb (CRTV_web) 29 octobre 2018

Élu le 7 octobre dernier avec 71,28 % des voix, prenant le dessus sur les sept autres candidats dont Maurice Kamto, deuxième avec 14,23 %, Paul Biya âgé de 85 ans, entame un septième mandat consécutif à la tête du Cameroun. Un pouvoir auquel il accède en 1982 suite à la démission d’Amadaou Ahidjo, premier président de la République.

Mais, la victoire de Paul Biya a beau avoir été « écrasante », elle semble souffrir d’un petit problème de légitimité. Tant l’opposition et des observateurs continuent de la contester en raison de « multiples fraudes et irrégularité ». Ce, malgré l‘évacuation du contentieux électoral par le Conseil constitutionnel qui avait rejeté toutes les 18 requêtes en annulation introduites par des candidats « lésés ».

Et s’il peut paraître exagéré de parler de crise post-électorale, des déclarations quasiment incendiaires d’opposants, des messages d’autorités confinant à l’intimidation et des arrestations d’opposants font penser à un climat des plus tendus dans la classe politique camerounaise.

Des observateurs espèrent alors, que le premier discours de ce septième mandat du président Biya soit des plus conciliants, progressistes et concrets. De manière à atténuer la frustration ou le courroux de certains Camerounais insatisfaits jusque-là des résultats de ce scrutin et de la gestion de la chose publique.

Avec africanews

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