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Au Bénin, l'opposition hausse le ton

Le climat politique au Bénin est de plus en plus préoccupant. Chaque jour qui passe révèle le caractère crucial des législatives du 28 avril 2019. Le ton monte dans le rang de l’opposition.

12 Mar 2019    

 L’opposition béninoise plus que jamais déterminée à prendre part aux élections législatives du 28 avril prochain. C’est à cette fin qu’une marche d’une rare ampleur a été organisée lundi dans la capitale économique Cotonou.

L'opposition n'en démord pas

Pour les opposants, la rencontre tenue la semaine dernière avec le chef de l’Etat n’a pas débloqué la situation politique en cours. L’honorable Basile Ahossi et Alexandre Hountondji, tous deux membres de l’opposition reviennent sur la situation."Oui cette marche était nécessaire pour que le régime en place comprenne qu’il est en train de glisser sur une mauvaise pente. Le président Talon pense qu’on peut diriger un pays avec les muscles. Tous les partis n’ont pas de députés à l’Assemblée. Donc il s’agit regrouper toutes forces politiques pour échanger sur la question," insiste Basile Ahossi. "Trop c’est trop. Que toutes les forces politiques aillent aux élections, et là, sur la base des anciennes lois. Quand on ne sait pas où l’on va, on doit pouvoir retourner d’où l’on vient," conclut Alexandre Hountondji.

Alors que les organisateurs de la marche affirment avoir dépassé le cap des 40.000 manifestants,  le camp présidentiel n’y voit rien d’extraordinaire. Les instructions données par le président Patrice Talon mercredi dernier, n’ont connu aucune évolution du côté de l’Assemblée Nationale. "On ne peut pas parler d’une démonstration de force. Si l’opposition voulait être assez conséquente, elle aurait pu réunir plus de monde. Quand on voit un peu tous les rebondissements liés à ces élections, on est droit de se poser mille et une questions. Dans tous les cas, les jours à vont mieux nous éclaire,"  déclare Richard Agblaka est membre fondateur du bloc républicain.

Le processus électoral au Bénin, bat de l’aile. La manifestation de l’opposition montre le degré d’inquiétude des populations. Autre source d’inquiétude, le président du parti Renouveau Démocratique, PRD, est convoqué ce mardi à 10 h par la Brigade Criminelle. Or le concerné, Adrien Houngbédji, est le Président de l’Assemblée Nationale ; le même à qui le chef de l’Etat béninois a confié il y a 7 jours la révision des lois électorales. Le motif de la convocation n’a pas été notifié. "Oui il y a une convocation. Je n’en sais rien puisque je ne suis pas encore allé. C’est quand je serai allé que je saurai de quoi elle retourne, " souligne Mr. Houngbédji.

Nul ne sait si le Président de la deuxième institution de l’Etat répondra à cette convocation. Tous les regards sont désormais tournés vers la brigade d’Agblangandan.

Avec DW

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