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USA : exécution d'un suprémaciste blanc, 20 ans après le meurtre d'un Noir

Le temps et la justice ont fini par avoir le dessus, 20 ans après le lynchage plus qu’horrible d’un Noir, tué par des suprémacistes blancs au Texas. John William King, adepte forcené du tristement célèbre Ku Klux Klan, est passé de vie à trépas, payant ainsi sa haine des Noirs. Explications.

27 Avr 2019    

John William King, raciste incorrigible et fanatique des idéologies nazies et fascistes a été exécuté le mercredi dernier par injection létale dans une prison du Texas. Il est mort douze minutes après avoir reçu le poison dans ses veines. Trois heures seulement auront suffi au tribunal pour sceller son sort.

Et pourtant, le concerné luttait jusqu‘à sa dernière énergie, tentant de semer le doute dans l’esprit des juges et jurés en brandissant la thèse de l’innocence. Finalement, ses avocats avaient sorti leur dernière carte, demandant à la Cour suprême de suspendre son exécution. Requête qui n’eu aucun écho favorable.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la famille de James Byrd (l’homme Noir tué par John William King, NDLR) s‘érige contre la condamnation à mort du suprémaciste blanc. Le fils de la victime a même déclaré au cours du procès : ‘‘On ne combat pas le crime par le crime.’‘

Les faits remontent à 1998 dans le sud des Etats-Unis, région qui, jusqu‘à ce jour, n’est jamais parvenue à se débarrasser des démons du racisme des Blancs à l’encontre des Noirs. Cette année-là, tout le pays se faisait secouer par un crime raciste d’une violence digne d’un véritable film d’horreur.

Une violence horrible et gratuite

James Byrd, 49 ans, père de famille de race noire, se faisait kidnapper de nuit par trois hommes de race blanche, adeptes des idées ségrégationnistes et âgés de 23 à 31 ans. Parmi ceux-ci, John William King. Plus tard, il s’est avéré que ce dernier s’est fait pincer par la police à cause de son ADN.

Byrd, dont le seul ‘‘crime’‘ a été la couleur de sa peau, a été battu par ses tortionnaires puis enchaîné derrière un véhicule de type pick-up avant de se faire… traîner au sol sur 5 km, voiture en marche. Ce jeu plus que macabre, doublé d’une violence gratuite, a ainsi servi de distraction aux trois jeunes gens à bord du pick-up. Le corps du pauvre homme a été retrouvé démembré, jeté devant une église fréquentée par les Noirs.

Au cours d’un séjour en prison pour des faits de cambriolage, John William King laissait paraître au grand jour sa haine des Noirs. Sur son corps, des tatouages qui en disaient long sur le tourbillon de haine raciale qui animait cet homme à l’apparence pourtant tranquille.

Parmi les signes gravés sur sa peau, le fameux insigne SS (issu de l’allemand ‘‘Schutzstaffel’‘, ou ‘‘escadron de protection’‘. Autrement dit, le très redouté escadron de la mort formé par Heinrich Himmler sous le régime d’Adolf Hitler, NDLR). Toujours en guise de tatouage, la croix gammée des nazis ornait la peau de King.

Mais le ‘‘meilleur’‘ reste pour la fin. Sur le ventre de Jonh Willima King, un tatouage à la gloire du Ku Klux Klan. La représentation est d’une horreur et d’une provocation glaçantes ; un homme Noir pendu à un arbre.

A ce jour, la police n’a pas encore mis le grappin sur les deux autres complices de King. Il est fort probable que ces deux autres criminels courent toujours.

Avec africanews

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