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Hong Kong: l'ex-chef de l'exécutif jugé dans une affaire de corruption

A Hong Kong, l'ancien chef du gouvernement, Donald Tsang a plaidé non coupable à l'ouverture de son procès. Il est accusé de corruption, d'avoir accepté des cadeaux de milliardaires en échange de quelques services.

05 Jan 2017    

Cette affaire secoue l'ancienne colonie britannique, place forte de la finance internationale, très fière de sa réputation de transparence. Donald Tsang risque 7 ans de prison, mais se dit « confiant » que la justice lèvera les charges contre lui.

Réputé pour ses élégants nœuds papillons, Donald Tsang l'était aussi pour sa probité. Fils de policiers, diplômé d'Harvard, carrière de fonctionnaire et premier Chinois à obtenir le poste de secrétaire des Finances sous le règne britannique, il devient chef du gouvernement entre 2005 et 2012.

On fait alors confiance à cette homme né sur l'île, très intégré au sein des élites hongkongaises, qui semble vouloir plus d'autonomie vis à vis de la Chine que son prédécesseur. Et puis, c'est la chute...

Tombé en disgrâce

Deux ans avant la fin de son mandat, la commission indépendante contre la corruption enquête sur des potentiels conflits d'intérêt. Donald Tsang aurait accepté des cadeaux, des services, de la part de groupes industriels à qui il aurait accordé des licences ou des marchés publics.

Il s'était alors excusé, mais cette affaire de corruption va commencer d'entacher la réputation de transparence dont jouit Hong Kong. Une affaire qui révèle en fait que nombreux sont ceux à se faire graisser la patte.

Rafael Hui, le numéro 2 du gouvernement de Tsang, a écopé de 7 ans de prison pour avoir reçu des pots de vin. Le dirigeant actuel du gouvernement, l'impopulaire Chun Ying fait lui-même face à des accusations de corruption.

Influence de la Chinecontinentale

Un climat de connivence entre les autorités et les milieux d'affaires, qui a fini par éroder la confiance des Hongkongais envers leur classe politique. Et qui révèle en creux, l'influence croissante de la Chine continentale sur l'île, qui a fermé les yeux sur ces pratiques depuis que Hong Kong est revenue dans son giron en 1997.

« Ce procès montre combien Hong Kong a évolué et pas toujours dans le bon sens, à la fois en terme de probité mais aussi en terme d’autonomie. Hong Kong a perdu l’image qu’elle pouvait revêtir auparavant, analyse Jean-Pierre Cabestan, professeur de Sciences politiques à l'Université Baptiste de Hong Kong. Les Britanniques étaient parvenus à lutter contre la corruption (…) Et puis après le retour à la Chine, on a vu des pratiques différentes s’installer, à la faveur des relations de plus en plus étroites avec la Chine continentale. C’est ça qu’on a pu déplorer avec l’administration de Donald Tsang. »

Source: rfi.fr

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