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Franc CFA – le peuple Africain ne vous demande rien dans ce combat

Excellence, Monsieur le Président de la République, tout en saluant votre reconnaissance pour le vaillant peuple de la terre des Roi Gbèhanzi et Kaba qui vous a brillamment accordé en Mai – Avril 2016 le privilège de lui montrer que vous êtes capable de l’aider dans la marche de son épanouissement global, il importe que vous sachiez vous garder des entreprises qui pourraient ruiner le bien que vous désirez tant lui faire.

13 Sep 2017    

 La guerre devenue actuellement ouverte contre le franc des Colonies Françaises d’Afrique (CFA), est l’une de ces entreprises. Malgré vos succès d’homme d’affaires devenu homme d’État, il serait très sage de ne pas vous y mêler. Pour preuve, vos premiers pas en direction de ce champ de bataille vous ont disqualifié sans recours. Les médias nationaux, Africains et Occidentaux n’ont su réellement quoi faire de votre opinion.

Il y a des batailles pour lesquelles la vie prépare certains individus, riches ou pauvres, et leur donne du charisme, du caractère, et du contenu pour la mission «salvatrice».  C’est le cas des Nelson Mandela, Tabo Mbeki, Thomas Sankara, Kwame Nkruma, Patrice Lumumba, Laurent Gbagbo, Jerry Rawlings, Muhammar Hadafi, etc.

Dans ce combat contre le CFA, la vie semble ne pas vous y avoir invité et ne vous y a pas préparé non plus. Pour cette bataille en faveur de certains peuples de l’Afrique, la vie semble ne pas vous avoir donné les pré-requis : le charisme, le caractère, et le contenu approprié. Donc cette bataille qui est devenue ouverte contre le franc des Colonies Françaises d’Afrique (CFA), n’est pas la vôtre, Mr le Président. Mais plutôt celle du peuple et de son Dieu créateur qui sait changer le sort des individus et des nations.

L’odieux «commerce» transatlantique des esclaves Africains prit corps un (1) jour, mais fut aussi défait un (1) jour. Ceci, malgré ses soutiens Africains et farouches défenseurs de ses avantages économiques pour l’Afrique. Croyez-moi, il y en avait eu! Tel est aussi la posture du franc CFA, et tel est le sort qui lui est réservé. Le jour de sa fin est imminent.  Et vous ne pourriez l’empêcher! Craignez plutôt d’être utilisé comme une arme pour combattre ce peuple que vous aimé tant et à qui vous désirez tant faire du bien. Car son Dieu créateur et lui-même ne vous le pardonneront, si vous commettez cette erreur! N’est-il pas mieux de manger son pain dans la dignité que de manger la viande à la table du meurtrier?

Craignez de vous mettre au travers du chemin à cause de votre ambition personnelle de «réussir» votre mandat.

Mr le Président, vous aimez répéter à qui voudrait l’entendre : « …ce débat sur la fin du franc CFA m’amuse… ». Puisque c’est en est ainsi, c’est dire sans risque de se tromper, que si vous viviez du temps où faisait rage le débat sur la fin de l’ignoble «commerce» transatlantique des esclaves Africains, vous diriez aussi : « …ce débat sur la fin du commerce des hommes et femmes valides et enfants de l’Afrique m’amuse… »! Ne soyez point choqué par cette comparaison, Mr le Président!

En effet, ces deux (2) «fonds de commerce» suivent le même principe et ont le même objectif: piller les ressources humaines et minières, et autres  matières premières de l’Afrique par tous les moyens. Si vous êtes contre l’un, automatiquement vous êtes contre l’autre! Faites bien votre choix et l’histoire, celle écrite par les Africainsle retiendra pour vous, Mr le Président!

La seule «petite» différence mais humainement choquante du temps de l’esclavage,  réside dans le cadre du franc CFA, dans l’absence de chaînes physiques aux poignets et aux pieds de vaillants hommes et femmes qui sont forcés, à l’intérieur de l’Afrique et en Europe (rallié en avion et en bateau), de travailler, habillés selon leurs choix cependant, pour continuer d’enrichir la France et ses alliés utilisateurs de l’Euro; le franc CFA étant rattaché à l’Euro depuis 1999.

Arrachés, enchainés, forcés, brutalisés et emportés sur des bateaux esclavagistes, des milliers de vaillants hommes et femmes, et leurs enfants mourraient en mer et servaient de nourriture aux bêtes des océans.

De nos jours les medias ne cessent de nous montrer ce même spectacle de bateaux remplis des mêmes types d’Africains tentant de rejoindre l’Europe. Mais dont des milliers continuent de subir en mer le même sort non voulu par leurs ancêtres.  Ceux-ci, à défaut d’être en plus cravachés comme leurs ancêtres, sont «enchaînés», forcés, et arrachés par le système de pauvreté, de désespoir, de misère, de non développement, et de chaos, créé et entretenu par la France et ses alliés dans le crime contre l’humanité, au travers de leurs commis Africains dont certains sont faits présidents de la République.

Mr le Président, la France n’a jamais accepté le principe universel de suppression des chaînes physiques et suppression de la « chosification » de la personne humaine Africaine en esclave. C’est pour cette raison qu’à la première occasion, elle a créé le système de franc des Colonies Françaises d’Afrique. Je ne vous apprends rien, Mr le Président ! La BCEAO est la «fille»  de la Banque du Sénégal créée en 1853, sur décret de Louis Napoléon Bonaparte (France) avec 230.000 Franc Français de capital. Ce montant était un don de la Grande Bretagne à la France afin quelle compense ses citoyens esclavagistes en difficulté à la suite de l'abolition de l'esclavage des Africains forcée (par la Grande Bretagne).
Voilà la vraie origine du FCFA qui continue d'embrigader plus de 200 millions d'âmes en Afrique de l'Ouest seulement.

L’on comprend, Mr le Président, que la France recherche d’autres voix de Présidents Africains en plus de ses deux commis, Mrs Ouattara Dramane A. et Macky Sall, pour servir de caisse de résonance.

S’appuyant sur l’expérience de l’après abolition FORCÉE de l’esclavage direct, la France craint les difficultés socio-économiques qui résulteront de l’abolition du franc CFA. Donc en attendant de finaliser un nouveau mécanisme pour poursuivre son «doux» crime (rendons lui cela amer), elle joue aux prolongations. Vivement que les leaders de l’Afrique dignes anticipent mieux cette fois-ci pour définitivement abattre cette bête horrible qui refuse de mourir depuis longtemps!

Remarquons que seule la France à continuer de ruser avec l’Afrique avec la création du franc CFA pendant que les autres grands acteurs de l’esclavage comme la Grande Bretagne, le Portugal, le Brésil, et les Etats Unis s’en étaient émancipés après son abolition.

 Mr le Président, l’on comprend aussi, que vous remuez ciel et terre pour mobiliser des ressources financières considérables, pour réussir votre mandat afin d’être porté en  triomphe par le peuple du Bénin.

L’on comprend enfin que la non maitrise des bouleversements qui résulteraient de la fin du FCFA ou sa dévaluation avant la fin de votre mandat, vous inquiètent. C’est légitime! Ainsi c’étaient aussi iniquités les bénéficiaires et exploitants du système du «commerce» des esclaves. Néanmoins, il fut abolit!

De grâce, Mr le Président, ne vous mettez pas au nombre des personnes qui ont déjà vendu leurs âmes à Satan, et qui n’ont rien à regretter pour le moment. Car elles auront toute l’éternité pour le faire!

Mr le Président, ce peuple qui vous a porté au pouvoir continue de gardez l’espoir, non plus trop gros pour certains, de vous voir réussir. Le reste du peuple Africain vous regarde également en gardant un certain intérêt en votre mandat. Ne vous noyez pas, Mr le Président! N’allez pas à l’aventure! Car, ni vous-même ni votre mandat n’y survivront!

Parce que vous semblez être un «roi» qui écoute les sages conseilles, ce qui empêcherait que votre «tunique royale» soit «entachée d’excrément», faites attention à ceci : si l’on vous sollicite à nouveau par la diplomatie ou pour des interviews sur le Franc CFA, répondez leur par exemple ce qui suit :

«Je porte un très grand intérêt pour le sujet. Mes services compétents et moi-même suivons l’évolution des débats. Je comprends les exigences des peuples Africains de même que ceux des autres parties. Nous déciderons au moment opportun de la conduite à tenir afin que tous y trouvent leur compte. Je vous remercie!»

Mr. Le Président, en ce moment où le masque de la CPI (Cours Pénale Internationale) est tombé et sa crédibilité est à terre, face à un certain Président Africain appelé Laurent Kudu GBAGBO, il serait honorable, digne, et sage que votre gouvernement se garde de tout engagement envers cette institution. Les peuples de l’Afrique digne vous en seront reconnaissants et diront que vous êtes un homme digne.

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de ma haute considération.

Je vous recommande, vous et votre maison, votre gouvernement, le peuple du Bénin, et toute l’Afrique à celui qui change le sort des individus et des nations, Yehovah le Dieu Tout Puissant.

Wole

Contributrice sur generationnehemie.com

PS : ci-dessous un article d’analyses pointues du système franc CFA par Mrs Casimir Kpédjo & Joël Yanclo

Recherche documentaire : «Colonisation du Franc CFA: les raisons pour lesquelles la France ne va jamais céder »

https://beninwebtv.com/2017/09/colonisation-du-franc-cfa-les-raisons-pour-lesquelles-la-france-ne-va-jamais-ceder/


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