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Cameroun/Immigration : la misère des migrants au devant de la scène

L’institut français du Cameroun a abrité 3 jours de prodigieux spectacles. Des scènes authentiques et des artistes dévoués. C'était une semaine dédiée à l'art engagé. Une initiative de la diaspora camerounaise. un retour au source qui a redonné de l'espoir d'une carrière artistique réussi aux artistes locaux. le premier jour dont le 16 fevrier a été consacré à « A MECHANIC MAN » de MOUSSI Simon Brice suivi de "break out" de MENOUGNGA André. Les spectacles « ENERGIE » de AGATHE DJOKAM et « ME YEI NING » de Nancy NKO, ont été découvert vendredi le 17 fevrier. L'apothéose c'était samedi avec « (U) MAINS » de jean BOOG et un spectacle collectif très expressif.

20 Fév 2017    


Des spectacles différents en plusieurs points. Du parcours de chacun à la mise en scène de leurs histoires respectives. Le plus captivant de tous a été le spectacle (u) mains de Jean Boog. le ras le bold exprimé par le corps et en musique.
« Les mains qui travaillent, les mains qui cherchent le boulot. U comme universel. Voilà pourquoi j’ai choisi le costume. Les chefs d’Etat sont en costume en Afrique, en Europe et en dehors. Nous sommes tous pareilles c’est la même galère. On bosse dure pour gagner notre vie. Combien de personnes mentent sur leur situation en France. Ca sert à quoi de mentir ? Si je suis plongeur en Europe, je suis plongeur c’est normal ; si je suis footballeur, je suis footballeur. »
Un spectacle de moins une heure de temps, dans un décors lugubre et sombre. Pas besoin de discours. Juste des prestations scéniques pour exprimer l’état d’esprit des migrants en occident et en Europe. Des prestations partiellement éclairées par de prompts jeux de lumières. Le message transmis a été reçu sans trop d’effort. Des chorégraphies dignes des chorégraphes européens de renom. Une reproduction exacte de l’art plastique engagé. On s’est cru dans l’une de grande et prestigieuse salle de spectacle de Paris en France. Une véritable importation des valeurs culturelles étrangères pour la modernisation de l’art en Afrique. Un Pari en partie réussi pour le chorégraphe et danseur franco-camerounais jean Boog.
« Déjà le projet est né en France, j’ai collaboré avec plusieurs artistes français rencontrés au Tchad précisment à l’institut français du Tchad à Ndjamena. Je suis allé au CND (centre national de la danse) où j’ai fait 2ans. J’ai tourné avec 2 ou 3 compagnies en France. A partir de là, le projet est né. J’allais tous les jours en formation en métro et à pieds. Et en cours de route, je voyais des gens qui dormaient dans des rues. Il n’ya pas que des africains mais aussi des français et européens sans abris. Et c’est ce qui m’a intrigué. Lorsque je suis arrivé ici au Cameroun, j’ai repéré des amis avec qui j’ai travaillé pendant 4 semaines pour 4 séances de 5 à 6 heures de temps. »
Un projet qui a bien reçu l’approbation et l’adhésion des artistes locaux. « Le récit qu’on a reproduit ici sur scène a été repensé avec ces danseurs. Je posais une situation et ensemble on écrivait. Et c’était là le challenge : comment écrire avec eux ? Mais j’ai été optimiste, j’ai cru en eux. On a eu le résultat escompté bien que le temps imparti ai été très court ! ».
Jean Boog est déterminé à aller jusqu’au bout de son projet. Son actions sont toutes tracées. « Déjà j’essaies de faire tourner la pièce au niveau nationale. On dit que la bonne charité commence par soi même c'est pourquoi j'ai commencé par le Cameroun. En Afrique de l’ouest comme en Afrique centrale, je m’y suis mis».

Le projet y est. Cependant tous les moyens doivent être réunis pour sa réalisation.« Maintenant c’est de voir avec des programmateurs de spectacles comment multiplier de telle scène. On pourrait également jouer un tel spectacle dans les rues, aller vers le public et sensibiliser. J’espère avoir une réponse favorable de la part de l’institut français et de festival sud doul'art et d’autres partenaires pour mener à bien ce projet. L’idéal est de pouvoir faire voyager un ou deux danseurs de cette troupe de spectacle à l’issue de notre tournée de formation. On se serre les coudes pour pouvoir avancer. »

la reponse de ses eventuels partenaires ne s'est pas fait attendre lors de la sénace de question réponse. la princesse évélyne de manga a saisi l'occasion pour exprimer son admiration."Je suis impressionné. Vous avez une plastique tellement belle que j’espère qu’on peut faire quelque chose ensemble. Mais je ne promets rien."


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