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Cameroun : l'artiste française Sylvie Blocher regrette la destruction de son "oeuvre" anti-coloniale

Une artiste française, dont l’oeuvre censé interpeller sur la colonisation française au Cameroun a été vandalisée jeudi à Douala, a regretté la destruction de son installation, de même que les insultes à son encontre.

11 Déc 2017    

Face aux réactions parfois “violentes” après l‘érection de son “oeuvre”, Sylvie Blocher, dans un entretien à l’AFP, a déploré l’incident, de même que “les nombreuses critiques” dont elle a été l’objet.

“Il y a une communauté internationale de gens meurtris. Est-ce que quand on a été meurtri (comme le peuple camerounais), il faut répondre par la violence? Il faut répondre par l’accueil, par l’hospitalité”, a estimé Mme Blocher.

Il y a une communauté internationale de gens meurtris. Est-ce que quand on a été meurtri (comme le peuple camerounais), il faut répondre par la violence? Il faut répondre par l'accueil, par l'hospitalité

Son installation, une imposante photo d’elle-même brandissant une pancarte avec l’inscription “Bien que je n’en ai pas le droit, je vous présente mes excuses”, avait été installée mercredi à un rond-point animé de la capitale économique camerounaise pour trois jours, avec l’accord des autorités locales.

Cette “oeuvre éphémère” a très vite suscité la polémique et, moins de 24 heures après son inauguration, a été mise à terre par un activiste nationaliste, sous les applaudissements de la foule. Les réactions d’hostilité des Camerounais ont été très nombreuses, beaucoup y voyant une “auto-célébration”, alors qu’ils souhaitent surtout voir ériger des statues en l’honneur des “héros” camerounais.

Pour Mme Blocher, son oeuvre visait pourtant à s’adresser aux Camerounais, et aussi à interpeller les dirigeants français, dont la plupart ont souvent dénié toute responsabilité de la France dans les “massacres” perpétrés au Cameroun au moment des indépendances, a-t-elle accusé.

“Le gouvernement français doit présenter ses excuses aux colonies”, a-t-elle répété, en particulier au Cameroun où le conflit des indépendances reste “une guerre totalement effacée des histoires officielles”.

Avec  africanews


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