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Crimes de guerre en Côte d'Ivoire : Ouattara interpellé

Pour des ONG aussi bien nationales qu’internationales, le régime d’Alassane devrait accélérer les enquêtes sur les crimes commis lors des violences post-électorales entre 2010 et 2011.

09 Mai 2018    

C’est un communiqué de dix ONG de défense des droits de l’homme dont Human Rights Watch (HRW) rendu public hier qui interpelle les autorités ivoiriennes, notamment le Chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara. Pour eux, plusieurs victimes de la crise post-électorale de 2010-2011 attendent jusqu’ici que justice soit faite.

Entre 2010 et 2011, la Côte d’Ivoire s’enfonçait dans l’une des pires crises politico-militaires que le pays jamais connues depuis l’indépendance dans les années 1960. Des milices acquises à la cause d’Alassane Ouattara et la Force publique appuyée par des miliciens favorables au président Laurent Gbagbo se livrent des batailles sans merci sur toute l‘étendue du territoire ou presque.

Des combats imputables à un contentieux électoral né selon certains observateurs du refus de Gbagbo de reconnaître la victoire et céder le pouvoir à Ouattara, considéré par la Communauté internationale dont la France, comme vainqueur de la présidentielle de novembre 2010.

Au cours des cinq mois de conflit armé au moins 3 000 personnes ont été tuées et plus de 150 femmes ont été violées. Les éléments des deux camps ont été mis en cause dans la violation des droits de l’homme. Ce, en ciblant des civils sur la base de leur appartenance politique – et parfois ethnique et/ou religieuse.

Deux poids, deux mesures ?

À son investiture en mai 2011, Ouattara, vainqueur de la guerre, s’est engagé à assurer une justice impartiale. « La justice sera la même pour tous … Il n’y a pas d’exception, il n’y a pas de discrimination, la loi est la même pour tout le monde », avait déclaré l’actuel chef de l’Etat ivoirien.

Mais, sept près de sept ans après rien ou presque ne semble fait, excepté les procès de certains dignitaires de l’ancien régime dont Simone Gbagbo, épouse de Laurent Gbagbo.

Et là où le bât blesse, c’est que d’après des ONG, aucune procédure judiciaire n’a jusqu’ici été engagée contre quelque dignitaire de son régime, alors que ses partisans auraient commis des crimes durant les affrontements. “Après des années de promesses du président Ouattara, sa crédibilité sera sérieusement compromise s’il entrave les efforts des juges ivoiriens pour demander des comptes aux responsables des meurtres et des viols pendant la crise post-électorale”, a déclaré Mausi Segun, directeur Afrique de HRW.

Reste quelle réponse apportera le gouvernement ivoirien à cette demande des ONG.

Avec africanews


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