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Appels au respect des droits des séparatistes

Malgré les assurances du pouvoir camerounais, les conditions de détention des séparatistes anglophones suscitent des inquiétudes. La France et les Etats-Unis en tête demandent qu'ils bénéficient d'un jugement équitable.

07 Fév 2018    

 Dans un communiqué, Heater Nauert, porte-parole du Département d'Etat américain relaie la demande des Etats-Unis à l'adresse des autorités camerounaises, "de respecter les droits humains, y compris (en mettant en place) un procès équitable". Lors de l'arrestation début janvier des séparatistes camerounais, l'ONG Amnesty International avait déjà prévenu que les "dirigeants du mouvement indépendantiste pourraient être menacés de torture et (s'exposer à un) procès inéquitable s'ils sont extradés du Nigeria". Une inquiétude qui croît, avec les plaintes des avocats des séparatistes qui déplorent n'avoir pas accès à leurs clients.

La pression des Etats et celle aussi de la France sont perçues par certains comme une mise en garde ou une mise sous observation du Cameroun. Or, l'idée d'une telle posture de la communauté internationale a toujours irrité le gouvernement. En réaction, le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary s'était récemment emporté contre le groupe de recherche sur les conflits International Crisis Group et l'organisation de défense des droits de l'homme "Transparency International". Les deux organisations venaient de publier des rapports critiques sur la crise dans les territoires anglophones du Cameroun.

Tshirt Francophonization (Moki Kindzeka)

La peine de mort ?

Dans une sortie médiatique (le 23 janvier 2018), le porte-parole du gouvernement avait affirmé que les droits des séparatistes détenus depuis leur extradition seraient bien respectés : "naturellement et dans leur posture, ils jouissent des droits que leur confère leur position actuelle", s'était efforcé de mentionner Issa Tchiroma Bakary.

Mais le pouvoir de Yaoundé n'a cessé de rappeler, tant par la voix de son porte-parole que par celle du président Paul Biya, que ces séparatistes étaient des "criminels", des "terroristes". Autant de qualificatifs qui font peser sur les détenus, la menace de lourdes peines qui peuvent aller jusqu'à la prison à vie ou la peine de mort.

Justitia mit Pendelwaage (picture-alliance/Ulrich Baumgarten)

Plaintes des avocats

Il n'y a pourtant quasiment pas d'informations sur ces détenus. L'avocat Ngu Achu Julius affirme cependant avoir confiance en la justice camerounaise. "La justice va faire son travail", rassure l'homme de droitNormalement, justifie-t-il, "on doit les entendre, leur donner la possibilité de se défendre, la possibilité de voir leurs médecins, on doit leur donner la possibilité de consulter un avocat, de voir leurs familles, pour ceux qui sont Camerounais."

Alors que le traitement à appliquer aux séparatistes divise l'opinion camerounaise, la situation reste très tendue et même confuse dans les deux régions anglophones, où des disparitions de civils francophones sont signalées, alors que les séparatistes se montrent plus que déterminés dans leurs attaques contre les symboles du pouvoir camerounais.

Avec DW


Media

"J'ai confiance que la justice va faire son travail" (Ngu Achu Julius, Avocat)

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