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Les soldats tués lors d'un raid français au Mali étaient "bien des otages" , indique le président malien

"Il s'agissait bel et bien d'otages des terroristes et il ne faudrait pas qu'il y ait là-dessus la moindre ambigüité entre nos amis français et nous", précise Ibrahim Boubakar Keïta, dans un entretien au magazine Jeune Afrique.

03 Déc 2017    
Le président Ibrahim Boubakar Keïta dans le nord du Mali, 19 mai 2017. Le président Ibrahim Boubakar Keïta dans le nord du Mali, 19 mai 2017.

 Les soldats maliens tués fin octobre lors d'un raid de la force française Barkhane contre un groupe jihadiste dans le nord du pays étaient "bien des otages", malgré les doutes émis par Paris, a réaffirmé le président malien dans cet entretien à paraître dimanche.

"C'est un fait regrettable, qui peut hélas survenir dans ce type d'opération. On doit l'admettre et ne pas chercher d'autres raisons qui n'existent pas", insiste-t-il.

Cette opération menée par Barkhane dans la nuit du 23 au 24 octobre près d'Abeïbara (nord-est) contre un groupe affilié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) s'était soldée selon l'état-major français par la mort de 15 jihadistes.

Mais pour le ministère malien de la Défense, onze militaires maliens prisonniers des jihadistes se trouvaient parmi les victimes du raid.

L'état-major français avait lui assuré qu'à "aucun moment" la présence de soldats maliens dans ce camp d'entraînement n'avait été établie. Et des sources françaises avaient ajouté que s'ils étaient présents dans le camp, ces militaires avaient du être retournés par les islamistes.

Paris a par ailleurs rendu public jeudi les résultats d'une enquête concernant un autre incident au Mali, remontant à novembre 2016, au cours duquel des soldats de Barkhane avaient tué un "guetteur" qui s'était révélé être un mineur.

"Le décès de ce mineur est regrettable", a admis la porte-parole du ministère français des Armées Valérie Lecasble, mais "l'enquête n'a relevé aucune faute individuelle ou collective dans l'usage de la force".

L'armée française n'a jamais précisé l'âge de la jeune victime, qui n'aurait eu que 10 ans et gardait des ânes, selon le magazine Jeune Afrique.

La force Barkhane avait attaqué "un groupe de guetteurs agissant pour le compte d'un groupe armé organisé à caractère terroriste", qui "échangeaient des informations relatives à un convoi logistique de l'armée française approchant du secteur afin de permettre à des poseurs d'engins explosifs improvisés de tuer des soldats français", a expliqué la porte-parole.

L'un des guetteurs tués dans l'intervention de Barkhane "s'est avéré être un mineur" mais "dans le contexte opérationnel d'alors, il apparaissait légitime de faire cesser une intention hostile", a-t-elle fait valoir.

Dans l'entretien accordé à Jeune Afrique, Ibrahim Boubakar Keïta exclut de nouveau par ailleurs toute négociation avec le chef touareg Iyad Ag Ghaly, qui dirige une alliance de mouvements jihadistes.

"Certains me reprochent de ne pas négocier avec cet individu: c'est hors de question", a martelé le président malien.

Une conférence d'entente nationale organisée début avril au Mali avait notamment recommandé l'ouverture de négociations avec Iyad Ag Ghaly et le prédicateur radical Amadou Koufa.

Les groupes armés d'Iyad Ag Ghaly et d'Amadou Koufa font partie de ceux qui ont fusionné, avec celui de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, rallié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), pour constituer le "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans".

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire française lancée en janvier 2013.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.


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