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Burkina Faso: La MEBF souhaite poursuivre la mise à niveau des PME avec ITFC

Dans cet entretien, Ismaël Sawadogo, Directeur Marketing et de l’appui Conseil de la Maison de l’Entreprise du Burkina(MEBF) salue les réussites du le programme d’accompagnement des PME d' ITFC, qui durant une année lui a permis de renforcer les capacités de 22 PME du pays. Acteur de premier plan du développement des entreprises au Burkina, la MEBF souhaite, cependant, accompagner da-vantage d’entreprises.

11 Nov 2019    
la Maison de l’Entreprise du Burkina  est une association de droit privé qui est née en 2002 de la volonté des différents partenaires qui interviennent dans le cadre du développement du secteur privé au Burkina. la Maison de l’Entreprise du Burkina est une association de droit privé qui est née en 2002 de la volonté des différents partenaires qui interviennent dans le cadre du développement du secteur privé au Burkina. Africa's Wealth

 Quel bilan faites-vous de votre accompagnement des PME du Burkina, dans le cadre du programme de l’ITFC ?

Ismaël Sawadogo : Il faut dire que la Maison de l’Entreprise est une association de droit privé qui est née en 2002 de la volonté des différents partenaires qui interviennent dans le cadre du développement du secteur privé au Burkina, notamment la Banque Mondiale, l’Union Européenne et aussi les institutions telles que la chambre de commerce et le patronat. Nous avons pour mission le secteur privé et dans ce cadre-là, nous développons essentiellement quatre pôles d’intervention ; notamment : la facilitation des affaires, l’application et le renforcement des capacités des entreprises, la gestion des projets et des programmes destinés au secteur privé et aussi la formation économique et commerciale à l’endroit des entrepreneurs. Je précise que nous sommes une association reconnue d’utilité publique depuis l’année 2010. Ce qui nous permet justement de recevoir des fonds publics et de les mettre dans des projets orientés vers les entreprises du secteur privé.

Pour revenir à votre question, je voudrais dire tout simplement que le bilan de ce programme est satisfaisant. Parce que nous avons reçu un retour très positif des responsables d’ITFC. Mais aussi de la part des entrepreneurs eux-mêmes à la suite des accompagnements. Aujourd’hui, ils se rendent compte de la facilitation de l’accès au financement qui était l’objectif justement de ce projet.

Combien d’entreprises, ayant participées au programme, ont pu obtenir un crédit? 

Ismaël Sawadogo : il faut dire que les entreprises ont suivi tout un processus qui est un peu le cœur  de métier de la maison de l’entreprise. C’est vrai qu’au départ l’objectif était de faciliter les accès aux financements de Coris Bank International à ces entreprises-là. Mais au niveau de la Maison de l’Entreprise, nous avons jugé bon qu’il faille justement faire tout un accompagnement. Raison pour laquelle je parle de processus. Dans un premier temps, il ya eu une sélection de 60 entreprises. Au départ, il faut dire qu’il était prévu jusqu’à 50 entreprises à sélectionner. Mais nous avons voulu ratisser large en prenant 60 entreprises.

Il faut dire que ce sont des entreprises également dont les dossiers avaient été rejetés par Coris Bank et il fallait qu’il y ait la touche de la Maison de l’Entreprise pour leur permettre de bénéficier de financement auprès de cette institution. Et donc à la suite de cette sélection, nous avons réalisé les diagnostics de ces entreprises. Ces diagnostics ont permis de sélectionner 22 PME que nous avons accompagnées vers le financement.

Notre accompagnement a consisté à organiser des sessions de formation, parce que nous sommes convaincus au regard de notre expérience que l’accès au financement n’est pas toujours dépendant de la garantie, derrière il faut qu’il y ait une réelle confiance entre le banquier et le porteur de projet. Donc nous avons beaucoup plus travaillé sur cet aspect-là qui était de renforcer donc les capacités des entrepreneurs afin de les rendent beaucoup plus confiants vis-à-vis de Coris Bank. Ce qui a été fait à travers des formations que nous avons organisée notamment sur la gestion d’entreprise, la fiscalité d’entreprise, le leadership et aussi sur la défense du projet : ce que nous appelons le « coaching bank » ; parce qu’il s’agissait d’inculquer vraiment à ces entrepreneurs  l’esprit d’entreprendre, également de leurs donner les outils pratiques en matière de gestion d’entreprise et aussi de savoir comment devant le banquier ils doivent se comporter quant-à-la défense de leur projet.

Que pouvez-vous nous dire sur le renforcement des capacités de management et de gestion des entreprises du programme ?

Ismaël Sawadogo :   c’est en cela justement que consistait l’accompagnement de la maison de l’entreprise. Parce que tout simplement, nous nous rendons compte que ces entrepreneurs ont souvent du mal à bien gérer leurs affaires. Raison pour laquelle lorsque nous sommes dans le cadre de ce type de projet, nous travaillons à leurs inculquer les bonnes pratiques de gestion. Cela se fait aussi bien de façon théorique et aussi de façon pratique parce que nous n’hésitons pas à faire appel à des praticiens pour échanger avec les entrepreneurs de telle sorte qu’ils puissent se rendre compte justement de l’importance ; Et de mieux gérer leurs entreprises pour gagner la confiance des partenaires financiers.

Comment avez-vous travaillé au quotidien pendant cette année de mise à niveau des entreprises avec Coris Bank ?  

Ismaël Sawadogo : Depuis le début justement du programme, nous avons travaillé à ce que Coris Bank puisse être impliquée. Nous avons organisé, dans un premier temps, une rencontre d’informations sur le programme avec les entreprises qui avaient été sélectionnées. Et à la suite, nous avons validé les outils d’intervention avec Coris Bank. Outils d’intervention qui concernent notamment les diagnostics, les procédures et le montage des plans d’affaires. Tout cela a été validé et à chaque étape, notamment la sélection des entreprises pour les diagnostics et aussi la sélection des entreprises pour les plans d’affaires. Nous avons commis des comités de sélection avec la participation de Coris Bank.

Les entreprises sont-elles capables, aujourd’hui, de trouver du crédit auprès de d’autres banques du pays ?

Ismaël Sawadogo : tout à fait. Grâce aux enseignements, les connaissances et les outils qui ont été partagés avec ces entrepreneurs. Ça leurs permet d’aller au-delà de Coris Bank et c’est ce que nous encourageons. Nous allons poursuivre l’accompagnement de ces entrepreneurs. Ceux qui n’auront pas de financement auprès de Coris Bank, ont la possibilité de revenir vers nous pour être accompagner vers d’autres partenaires financiers. Ces entrepreneurs sont capables parce qu’ils ont les outils pour cela. Et la Maison de l’Entreprise justement du fait de son métier, de son statut, est toujours ouverte pour accompagner ces entrepreneurs vers des partenaires financiers.

Qu’attendiez-vous des entreprises au terme du programme?

Ismaël Sawadogo : Ce qu’on attendait véritablement c’est que les entrepreneurs puissent utiliser ces connaissances et ces outils-là. Ce qui leurs permettrait justement de pouvoir rassurer leur partenaire financier  qui, pour le moment, est Coris Bank International. Parce que pour nous, dès que ce cap là est franchi, ça permet vraiment de pouvoir rassurer le banquier et qui met justement à la disposition de ses entrepreneurs des fonds.

Que pouvez-vous dire aux experts sénégalais qui travaillent dès ce jour, avec Coris Bank, à la mise à niveau des PME du pays ?

Ismaël Sawadogo : notre partenaire du côté du Sénégal doit être regardant sur la sélection des entrepreneurs dès le début. Que Coris Bank puisse être accompagnée pour sélectionner les entreprises qui ont du potentiel. C’est vrai que ce sont des dossiers qui ont été rejetés au départ mais il faut déjà qu’il puisse avoir un affinement pour que la structure d’accompagnement puisse être à même selon le niveau de compétence, de permettre l’accès au financement.

Si au début, on a une mauvaise sélection, cela va sans dire qu’on aura un fort taux de rejet à la suite du programme. Alors voilà ce qu’on peut dire dès le début en matière de sélection. De veiller aussi à prendre en compte la disponibilité des entrepreneurs parce qu’il s’agit d’entrepreneurs, il s’agit de personnes en fait qui courent derrière le temps et il est nécessaire vraiment que les programmes puissent être aussi flexibles pour permettre leur participation et pour permettre leurs adhésions.

Avez-vous un mot à l’endroit de l’ITFC ?

Ismaël Sawadogo : Nous saluons ce partenariat qui a commencé en octobre 2018 et qui a pris fin en mai 2019. C’est un partenariat qui a été véritablement riche d’enseignement pour nous, surtout dans la collaboration avec un partenaire comme Coris Bank International. Nous saluons vraiment cela. Et ce que nous souhaitons, c’est que ce type de projet-là puisse toujours être présent afin de nous permettre de pouvoir satisfaire les acteurs du secteur privé, surtout pour tout ce qui concerne les entreprises qui ont des dossiers auprès des institutions de financement. Donc ce qui est vraiment souhaité à notre niveau, c’est que la collaboration puisse se poursuivre avec ITFC.

Aujourd’hui, nous avons pu travailler avec 22 entrepreneurs. Mais le tissu économique du Burkina Faso regorge de plusieurs autres entrepreneurs qui ont besoin également d’être accompagnés. Nous souhaitons qu’il y ait plus tard une ouverture vers d’autres entreprises.

Entretien réalisé par Guy Nfondop à Ouagadougou

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