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La meilleure startup africaine de l'année

Pour avoir créé un objet connecté permettant de gérer les réseaux hydrauliques à distance pour éviter les fuites, HydroIQ, une startup du Kenya a été désignée a été désignée “startup de l’année en Afrique”. Le prix a été décerné vendredi à Casablanca, lors de la deuxième édition de “Startup of the year Africa” (SOTYA 2018).

28 Jan 2018    

Le Technopark de Casablanca pris d’assaut par des centaines de personnes hier vendredi. Et pour cause, découvrir la meilleure startup africaine de l’année 2018 parmi les 600 candidatures. Lesquelles ont été sélectionnées par starup.info sur la base des mêmes critères qu‘à la première édition l’année dernière.

Notamment, avoir une existence légale (N° d’immatriculation demandé), son siège en Afrique pour être élue “Startup africaine de l’année” (pas de restriction géographique pour les autres prix), une date de création à partir du 1er janvier 2010 et un MVP (un produit minimum qui satisfait les attentes de la cible de la startup) ou un prototype.

Mais, s’il y a eu beaucoup d’appelés, HydroIQ, une startup kényane qui a mis en place un objet connecté permettant de gérer les réseaux hydrauliques à distance pour éviter les fuites, quitte à apporter une solution concrète à la lancinante question de la facturation d’eau qui se pose avec acuité dans bien de pays du continent africain. “Les fuites sont détectées automatiquement sur le réseau et les ménages facturés au plus juste via une application mobile”, explique Brian Bosire, cofondateur et PDG de HydroIQ.

Ce qui a sans doute fasciné les 12 000 internautes qui ont voté via mobile du 27 novembre au 22 décembre derniers, n’a pas hésité à jeter son dévolu sur cette startup initiée par deux jeunes originaires des régions occidentales du Kenya. Lesquels ont succédé à ThinVoid Tambula, la startup ougandaise qui promeut l’inclusion financière des professionnels non bancarisés dans les secteurs du transport et de l’agriculture.

Les startups d’Afrique francophone en perte de vitesse?

Et comme le lauréat de l’année dernière, HydroIQ empoche 10.000 euros, tout comme le prix spécial OCP qui est revenu à la startup ivoirienne Graci. Celle-ci “œuvre pour l’amélioration de la production de riz en Côte d’Ivoire”.

Le prix du public a quant à lui été décerné a Ecodome Maroc, qui construit des “locaux écotouristiques à base de terre naturelle sous forme de dômes”.

Mais, au-delà des récompenses, le magazine Startup.info appuyé par l’Office chérifien des phosphates (OCP) s’est défini un challenge à la hauteur du contexte continental. Il s’agit de promouvoir des jeunes entrepreneurs qui, par leur créativité entrepreneuriale, devraient insuffler un nouveau dynamisme pour la relance d’une économie africaine chancelante depuis des lustres.

Seulement, voilà. Cette année, il y a eu une sorte d’indifférence des jeunes entrepreneurs issus de l’Afrique francophone à ce noble dessein. “La moitié des candidatures que nous avons reçues proviennent de l’Afrique anglophone alors qu’il y a à peine une année, c’était la partie francophone qui était la plus représentée”, explique Kossi Adzo, fondateur de startup.info.

Une manière d’inviter les Africains à participer davantage aux prochaines éditions.

Avec africanews


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