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Côte d’Ivoire: la route au coeur du développement - dossier

Les experts sont unanimes: pour qu’il y ait création de richesses et croissance économique, sources de développement, il faut que les personnes et les biens circulent. Ces mouvements sont favorisés par des routes en bon état.

28 Aoû 2019    

 Depuis l’indépendance en 1960, les dirigeants ivoiriens s’efforcent de doter la Côte d’Ivoire d’infrastructures routières de qualité. Aujourd’hui encore, le Président Alassane Ouattara fait de la construction et de la réhabilitation de routes et voiries l’un des axes majeurs de sa politique de relance de l’économie ivoirienne sortie exsangue et agonisante des 10 années de crise militaro-politique. Les importants investissements réalisés permettent au pays de disposer de l’un des plus beaux réseaux routiers en Afrique occidentale avec 82.000 Km de routes dont 6.608 Km bitumés et 4.513 Km débouchant sur les pays limitrophes.

Tout commence par une route

«La route précède le développement». Cet adage a été érigé en principe d’action par le premier Président ivoirien, feu Félix Houphouët Boigny. Très tôt, celui qui posa les jalons du développement économique et social de la Côte d’Ivoire s’est employé à développer le réseau routier précaire hérité de la colonisation. Dans un premier temps, ces routes ont servi de passage à « la locomotive qui transporte les wagons de l’eau, de l’électricité, de l’éducation, de la santé » et « de tout ce qui, pour les populations, donne du contenu au vocable développement », lit-on sur le site internet de l’Agence nationale de gestion des routes (Ageroute).

Pour le père de la nation ivoirienne, le processus de développement commençait par l’ouverture de routes afin de transporter le matériel de construction des infrastructures socioéconomiques de base, désenclaver les régions, assurer la continuité de l’Etat et favoriser l’inclusion ou le sentiment d’appartenance à une même nation d’une population diverse, composée de 60 ethnies. Le réseau routier colonial a donc été repensé, et une nouvelle génération de routes répondant à de nouveaux critères a commencé à voir le jour.

Tout se fait par la route

Le rôle de la route ne se limite pas à amorcer le développement en lui ouvrant la voie. Elle l’accompagne et la stimule. La route ivoirienne s’est ainsi retrouvée au cœur du processus pour en devenir un facteur essentiel, un adjuvant, voire une condition sine qua non. Du coup, les programmes de construction ou d’entretien de routes et ceux de développement économique et social ont été liés et menés en harmonie. Ce lien étroit explique, en partie, pourquoi le réseau routier ivoirien s’est vite densifié dans la zone forestière où s’est développée une économie de plantation (de café et de cacao notamment), base de l’économie du pays. Il fallait en effet des routes pour assurer la collecte et le transport des produits agricoles vers les zones de commercialisation ou de consommation.

Evidemment, la fonction économique des routes et voiries dépasse les limites du secteur agricole. Les routes ont aussi vocation à faciliter les échanges commerciaux : lorsqu’elles sont en bon état, le coût du transport et du commerce diminue et cela impulse les échanges commerciaux. Autant le paysan peut évacuer facilement sa production sur le marché local, autant le commerçant peut mener aisément ses activités.

Des routes en bon état assurent également un confort de circulation, un gain de temps et une plus grande sécurité qui facilitent les déplacements des individus. Dès lors, la femme rurale enceinte peut se rendre au centre de santé le plus proche, l’enfant du pauvre peut fréquenter le collège de proximité, l’instituteur n’a pas le sentiment d’avoir été muté dans un endroit perdu du pays, et le touriste n’hésite pas à voyager à travers le pays.

Un véhicule transportant des fèves de cacao embourbé près de Niambézaria (Lakota), sur l’axe menant Sassandra

Un véhicule transportant des fèves de cacao embourbé près de Niambézaria (Lakota), sur l’axe menant Sassandra

En somme, Etat, investisseurs et populations sont tous tributaires des routes, du fait de leurs fonctions politique, économique et sociale. Le premier, s’en sert pour créer les conditions du développement économique et social, pour disposer les services qui marquent sa présence dans les localités et pour favoriser les relations interindividuelles et sociales nécessaires à la construction de l’unité nationale. Aux autres, elles permettent d’accéder aux services, à l’emploi, aux marchés, bref, de participer au développement du pays.

Les populations réclament des routes en bon état

Malgré les efforts du gouvernement (plus de 2.000 milliards de fCFA d’investissement routier prévus en 2019), les populations ivoiriennes continuent de réclamer des routes praticables en toute saison. Tandis que celles des zones enclavées semblent se contenter de routes en terre, celles qui bénéficient de routes en terre plaident pour leur revêtement en bitume. La récurrence des demandes témoigne de l’importance de la route pour le bien-être des populations et pour le développement du pays. De fait, la route permet de lutter contre la pauvreté. Plus le réseau routier est dense et de qualité, plus les échanges entre les populations augmentent, et plus les richesses se multiplient en leur sein.

Il n’y a donc pas de développement sans routes. Le réseau routier est au développement d’un pays, ce qu’est l’ensemble des veines et des artères au corps humain. Tout comme le sang circule dans les veines et les artères pour irriguer le corps et le maintenir en vie, les acteurs économiques et les personnes circulent sur les routes pour animer la société et assurer la vitalité économique du pays.

A l’opposé, des routes en mauvais état ralentissent toutes les formes d’activités d’échanges et brident le commerce. Elles provoquent la flambée les prix des produits et des marchandises avec des risques d’inflation. Au plan social, les territoires sont enclavés et de leurs populations coupées de la marche du pays. C’est pourquoi, la Côte d’Ivoire, à l’instar des pays développés, a toujours mis un point d’honneur à investir dans les infrastructures routières. Malheureusement, construire des routes et les entretenir exigent d’importants capitaux que nos Etats peinent souvent à mobiliser.

Avec sputniknews

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