frenhaessw

Médiation dans la crise libyenne: Denis Sassou-N’Guesso reste incontournable

Malgré les crocs-en-jambe du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le président congolais est l’un des rares médiateurs capables de réconcilier le peuple libyen.

12 Mar 2017    
Denis Sassou-N’Guesso Denis Sassou-N’Guesso

 Le 27 janvier à Brazzaville l’Union Africaine plaide pour un dialogue politique inclusif entre Libyens. L’ensemble des intervenants, notamment ceux de l’Union Africaine, à l’ouverture de la 2ème réunion du comité de haut niveau de l’UA sur la Libye, estime qu’un dialogue politique franc est la solution à privilégier, afin de réconcilier les libyens. Une vision soutenue par Idriss Deby Itno, le président en exercice de l’Union Africaine, et le représentant de la présidente de la Commission de l’UA présent dans la capitale congolaise.  

Cette réunion de haut niveau se tenait à l’initiative de Denis Sassou-N’Guesso, président du comité de haut niveau de l’UA pour la Libye, désigné, lors de la 27ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat, réunie à Kigali, au Rwanda, les 17 et 18 juillet 2016. Durant les travaux, le comité devait actionner la feuille de route, afin de mener des actions coordonnées et harmonisées dans la perspective d’une solution négociée à cette crise.

Alors que les experts de l’Union Africaine siègent dans la capitale congolaise, l’Egypte sous le patronage de la Russie organise une autre réunion de haut niveau toujours pour une sortie de crise en Libye. Dans un entretien publié le 25 janvier, par le quotidien italien, le Corriere della Sera, Le chef du Gouvernement d’union nationale (GNA) en Libye, Fayez al-Sarraj, confirmait sa présence future au Caire pour des discussions avec son rival de l’Est, le maréchal Khalifa Haftar.  

« Je confirme, elle devrait avoir lieu bientôt, je crois avant un mois, peut-être, dans les prochains jours », a répondu M. Sarraj, interrogé par le journal sur cette rencontre organisée par l’Egypte sous le patronage de la Russie. Le chef du GNA précise que cette rencontre se ferait « entre quatre yeux, directement, sans médiateur », se disant « prêt à chercher avec le maréchal Haftar une solution pour la Libye ». « Ensemble nous pouvons y arriver », ajoute Fayez al-Sarraj. Un peu plus loin, le premier ministre libyen affirme « qu’il n’existe pas de solution militaire au conflit en Libye ». M. Sarraj précise que  « le risque est très élevé. Insister seulement sur le pouvoir des armes nous précipiterait dans une guerre civile sanguinaire avec des massacres et une anarchie encore plus graves ». Une vision plutôt proche de celle de Dénis Sassou-N’Guesso et de l’Union Africaine.

L’Egypte invente-t-elle le file à couper le beurre ?

Premier intervenant aux assises de Brazzaville, Ismail CHERGUI, commissaire paix et sécurité de la Commission de l’Union Africaine, représentant la présidente de la Commission de l’UA, a soutenu l’idée selon laquelle « L’union africaine reste convaincue qu’il n’y a pas de solution militaire à la crise libyenne. » S’appuyant sur les conclusions d’Addis-Abeba, il a réitéré l’impératif qui recommande la finalisation des modalités nécessaires à l’organisation d’une réunion des parties prenantes à la crise libyenne, de discuter de la question de la réconciliation nationale, conformément à la conférence de Kigali de juillet 2016.

Toujours à Brazzaville, Denis Sassou-N’Guesso se projette à la concrétisation de l’initiative visant le consensus et propose que soit initié dans l’urgence, des missions d’information et de mobilisation pour obtenir l’adhésion de toutes les  parties prenantes libyennes, à l’action du Comité et de la Troïka; d’engager des consultations avec les partenaires bilatéraux et multilatéraux.  Et de préparer une réunion de réconciliation nationale entre les Libyens. 

Un acteur majeur des sorties de crises                

Depuis son accession au pouvoir, le président Denis Sassou-N’Guesso n’a cessé de jouer de grands rôles dans la résolution de crises sur le continent. Fort de son expérience de médiateur international, Denis Sassou-N’Guesso jouit d’une estime de la part de ses pairs africains. C’est dans ce cadre que s’inscrit son implication aux négociations de paix des années 80 mettant fin à la guerre en Angola, à l’apartheid en Afrique du sud et ayant conduit à l’indépendance de la Namibie et à libération de Nelson Mandela. 

En Centrafrique, la touche de Denis Sassou-N’Guesso  a souvent permis à ce pays de ne pas sombrer dans le chaos. A ce propos, le témoignage de l’ancien président de la transition en RCA sur les antennes de RFI, le 08 octobre 2013, est plus qu’édifiant: «… n’eut été l’appui du président Sassou-N’Guesso, aujourd’hui, nous allions assister à une explosion de la population. ».     

Guy Nfondop

Afrique Media TVLe monde c'est nous.

Tweets afm

Newsletter

Recevez par mail les dernières actualtités

  • Les articles à la une
  • L'actualité du monde

Nos Contacts

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 +237 690887878
 +240 555898682
 +235 92521741
Newsletter

Recevez par mail les dernières actualtités

  • Les articles à la une
  • L'actualité du monde