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L'honorable Mathurin Dimbelet Nakoe, 2ème vice président de l'assemblée nationale de la RCA face au journaliste d'Afrique média pour un entretien exclusif.

Journaliste : Bienvenue Mdms et Mns à cet entretien nous sommes avec l’honorable Mathurin Dimbelet Nakoe, député à l’Assemblée Nationale Centrafricaine (AN) Deuxième Vice-président de ce parlement. Honorable, Bonjours.

29 Oct 2018    

Député : Bonjours

Journaliste : Merci d’avoir ces petits échanges avec nous. Alors, Honorable, on va mettre les pieds dans le plat commençant par ce qui s’est passe dans votre pays : la destitution du président de l’AN Abdoul-Karim Meckassoua. Quelle est votre réaction de là-dessus ?

Député : Vous savez, je voudrais rappeler que c’est un acte légal prévu par dispositions constitutionnelles : l’article 70 de la constitution de notre pays, ensuite l’article 12 de la loi 071011 portant le réglementaire de l’AN, donc lorsque nous sommes aperçus de ce que l’AN fonctionnait mal, que l’AN était mal gérée et nous sommes posés (avons posé) un certain nombre de questions et nous avons commencé à nous interroger les causes réelles de ce disfonctionnement et nous avons découvert que c’est la tête qui se fonctionnait mal. Nous avons pourtant fait une grande concertation qui a duré depuis 3 heures dans les mi-cycles et nous avons averti le Président de l’AN, de tous qu’il n’allait pas. Hier vous étiez là, vous avez compris que le Président de l’AN n’a pas changé. La principale cause de cette destitution, qui a amené les députés centrafricains arrêter leur confiance c’est que le Président de l’AN avant même d’être élu au perchoir de l’AN a entrainé cette institution dans un contrat au contour complètement flux. Il est allé chez une dame, il a demandé cette dame de commander des kits, des kits des députés ça c’est nos attributs (qui nous attribue). La dame a commandé ces kits-là lesquelles kits ont été réceptionnés au siège mènent du mouvement politique « Chemin de l’Espérance » du Président de l’AN et il a ensuite amené ces kits à l’AN, le jour de l’insolation des députés il a fait croire à ces collègues qu’il a donné gracieusement ces kits-là à l’AN, que s’étaient achetés sur son fond propre. Ça veut dire que c’était lui qui a acheté ça dans le cadre de sa campagne pour le perchoir, il l’a reconnu hier, il a dit en Sango qu’à un mois donné, dans le cadre de la campagne, on peut se permettre de petit mensonge, vous comprenez, donc le petit mensonge pour lui c’est d’avoir trompé ses collègues-députés en disant que ces kits-là ont été achetés sur son fond propre. Et nous avons été surpris que le fond relatif, le prix d’achat de ces kit-là ont été tout simplement remboursés par l’AN autour de 322 250 millions FCFA. C’est des choses qu’on achète généralement 21-30 millions pas plus. Et deuxième chose il a attribué des marchés de gré à gré à son petit frère. Lorsqu’on lui a posé des questions, vous étiez la hier aussi, il a sorti un papier, une lettre que lui-même a écrit à la direction générale des marchés publics de l’Etat. La réponse de cette direction – c’est une objection, une absence de cette objection. Mais il a quand même attribué ce marché là à son petit frère (autour de 47 millions de FCFA) et a ce même petit frère il a attribué d’autres marchés comme ça sans passer par les appels d’offres et notamment le marché de l'étanchéité du bâtiment de l’AN, il a attribué près de 28 millions de FCFA et nous avons compris – non, ça ne peut pas marcher. Troisièmement, en élisant à ce pour cela beaucoup de députés espéraient parce que le nom Meckassoua à l’époque sonnait quand-même une noblesse. Nous espérions que de par ses expériences de par son appartenance religieuse il allait vraiment contribuer efficacement à la résolution des problèmes que connait ce pays. Malheureusement le nom du Président est plutôt cité dans des nombreux problèmes du genre les principaux instigateurs, financiers de cette crise. Récemment, le 1er octobre dernier le Président de l’AN a prononcé un discours qui ressemble à un point douté et a un défi au Président de la république, il a radicalisé sa position il a frustré les autres députés et à partir de la…je suis la –l’un qui a initié la motion de la destitution du Président de l’AN et d’ailleurs mon nom qui apparait le premier, parce que je suis l’un des principaux initiateurs, instigateurs de cette motion de destitution. Parce que on en voudrait d’avoir une AN qui fonctionne bien, une AN qui contribue à la stabilité de la situation dans notre pays, une AN qui puisse s’impliquer davantage dans la recherche des solutions dans la crise centrafricaine.

Journaliste : Honorable, est-ce que c’est votre fait de manière souveraine, est-ce qu’il n’y a plus d’influence extérieure parce que certains partenaires traditionnels de la RCA auraient brandi quelques menaces principales ?

Député : C’est également la stratégie de l’ancien PAN, de l’honorable Meckassoua qui disait dans son discours il se victimisait tout le temps et il a même internationalisé le problème. Il dit que notre lutte, notre initiative c’est plutôt l’initiative des russes contre les français. Il a dit dans son discours qu’il ne faut pas oublier les partenaires traditionnels, c.-à-d. la France et l’Europe. Mais nous n’avons pas abandonné, c’est un problème complétement interne qui n’a rien avoir avec la présence russe, ni avec les relations avec la France, et d’ailleurs c’est loin des motifs de cette destitution c’est loin des choses que nous reprochons au présent de l’AN, parce qu’il entretient une diplomatie parallèle. Dans le monde entier la diplomatie c’est le domaine réservé, privilégié de l’exécutif et notamment du chef d’Etat, qui lui-même une seule institution, et le PAN entretient une diplomatie parallèle qui met à mal la diplomatie traditionnelle. Il a pris l’initiative de faire organiser à Bangui un conclave sur les relations entre les institutions, et il prenait la séparation systématique des institutions. Malheureusement pour lui quand le conclave a eu lieu, le chef d’Etat était là et lui était là, les facilitateurs ont dit qu’il faut plutôt parler d’une collaboration régulière entre les institutions. On a élu Meckassoua à cause de son immense expérience et pas parce qu’il est un musulman, mais nous avons pensé qu’il avait de la naïveté. Il a reconnu hier qu’il a accordé des marchés de gré à gré à son frère sans respect des règles. La mission de l’AN est de contrôler l’action de gouvernement. Si nous-même nous intitulons la corruption, la mal gouvernance financière et administrative : comment est-ce que nous allons contrôler l’action du gouvernement, dans quelle posture serions-nous pour contrôler l’action du gouvernement. Donc, vous voyez que c’est en toute souveraineté que nous avons pris cette initiative au début on était pas nombreux, puis 95, et hier on était 98, vous comprenez, c’est pratiquement toute l’AN.

Journaliste : Justement vous avez dans vos propos évoqué ce сasier ingérence étrangère. Est-ce que justement j’allais dire la norme mise de la France notamment pour la citer et parce que c'est le partenaire traditionnel de la République Centrafricaine est-ce que cette norme mise ne contribue pas à fragiliser la stabilité de l’Etat ?

Député : Tout à fait. Moi, je suis du (de la) partie de l’ancien Président Bozizé. Je suis du (de la) KNK, se suis secrétaire national décédant de ce membre du bureau politique du (de la) KNK. Moi, je suis aujourd’hui dans la majorité présidentielle parce que notre partie est dans la majorité présidentielle du fait que le Président actuel était avec nous avant. Vous avez dans ce pays tous les problèmes viennent du fait que lorsqu’un Président arrive et que par souci. Des lancers réellement le développement du pays en s’attaquant aux nombreuses richesses qui demeurent là sans étaient exploitées et tout de suite c’est Président là aide sous tiers. Et le problème actuel ce n’est pas le problème des centrafricains. L’actuelle crise ce n’est pas les centrafricains qui ont créé cette crise-là. C’est parce que tout simplement le Président Bozizé a pris (part) à tâche avec les Chinois pour l’exploitation du pétrole de Birao. Aussi le Président Bozizé a pris (part) à tâche avec les Sud-Africains pour l’exploitation du pétrole de Karno. Le Président Bozizé a pris (part) à tâche avec une autre société pour l’exploitation de l’uranium de Bakouma. Malheureusement lorsque nous avons commencé, les travaux de l’exploitation de l’uranium de Bakouma ont commencé. La société française arriva. On ne sait pas par quelle combine et maintenant comme ça on se réveille et on attend qu’arriva à racheter les actions du principal actionnaire de ce conglomérat qui s’intéressait à l’uranium de Bakouma, tout est parti de là. Est quelque temps après on apprend qu’arriva. Mais a trente ans plus tard l’exploitation de l’uranium de Bakouma Pascal époque l’uranium ne coutait par cher sur le marché international. Voyez-vous ? Et à partir de là l'arrêt de mort de Bozizé a été ici, parce que franchement il n’y avait pas de motifs qui justifiait la destitution de Bozizé. Les salaires étaient régulièrement pesés par le baromètre. Le baromètre aidait la crise de genoux ici, c’est le payement des salaires. Les salaires étaient régulièrement payés, les bourses étaient régulièrement payées, les pensions étaient régulièrement payées. On était même en avance. On était même en avance sous le payement des salaires. Tous les, que ce je veux dire, tous les affiches de l’économie centrafricaine étaient envers. Vous comprenez. Et donc on était en train de vouloir exploiter le pétrole existait en 2014. L’exploitation du pétrole de Birao devait commencer. Et on était en train de *** pour la première fois dans ce pays-là une ***. Il y avait plein de projets malheureusement on a enlevé Bozizé parce que ce projets-là n’étaient pas attribués à certaine société de dix-septième puissance. Il y avait ça. Et aujourd’hui le problème que s’oppose au Président Touadéra c’est la présence russe.

Journaliste : Justement sur cette présence russe, qu’est-ce que vous pensez personnellement ?

Député : Moi, je soutiens le Président. Nous sommes un pays souverain et nous pouvons entretien des relations avec tous pays du monde. Sauf si ces pays viennent irréellement pour nous aider. Si ce pays viennent pour mettre en évidence nos nombreuses richesses, si ce pays viennent pour sortir la RCA de la pauvreté dans laquelle elle se trouve et plonger, si ce pays viennent pour arrêter la crise aujourd’hui – nous ne pouvons qu’applaudir. Et d’ailleurs, de plus que les russes sont là aujourd’hui on peut arriver à Bambari, on peut voyager à Bambari. Et aujourd’hui à Bangassou les choses commencent à rentre dans leurs.  On peut aller à Berbérati sans problèmes. Alors que jusqu’à un certain moment je vous assure on vivait au rythme des coups des canons. Moi, je soutiens le Président et je dis que la destitution du Président Meckassoua n’a rien avoir avec la présence russe et ce n’est pas une opposition russo-française, non. Ce soit les députés qui souverainement ont compris qu’avec ce Président-là, les députés allaient être toujours frustrés. En cas de frustration ils enlèvent Monsieur Béa qui était membre du parlement panafricain pour mettre un proche à lui et qui n’est pas plus intellectuelle que Béa. Donc vous comprenez qu’avec sa présence là on ne veut pas aller loin. Il faut préserver les maigres ressources financières. Il fait venir des gens de l’extérieur à l’heure que nous avons déjà une pléthore de personnels. Voilà c’est tout ça, ce n’était pas vraiment un paysage embelli à l’Assemblée Nationale. Et nous avons dit il faut enlever.

Journaliste : Alors, justement Meckassoua, vous l’avez enlevé comme vous le dit destitué. Est-ce que ça ne va pas affecter un peu la cohésion sociale puisque qu’on veut dire que certains de ces collaborateurs, certains de ces proches n’étaient pas content et l’ont manifesté.

Député : Oui, mais c’est tout à fait normal. Ça ne peut pas affecter la cohésion sociale. Nous ne le faisons pas contre les musulmans. Nous ne le faisons pas et je répète que ce n’est pas contre les musulmans. Meckassoua, il est député de troisième arrondissement. Je ne vois pas quelles solutions il a apporté depuis son élection au troisième arrondissement. Le problème de troisième arrondissement reste entier. Le problème de KM5 reste entier. Donc nous n’enlevons pas Meckassoua parce qu’il est un musulman ? Non ! Nous enlevons Meckassoua parce qu’il y a mal-gouvernance à l’Assemblé Nationale, mal-gouvernance financière, les ressources humaines sont très mal gérées, les députés sont frustrés, les ressources matérielles sont mal gérées et donc il faut être décan Meckassoua pour aller en mission tout ça nous quand on a été élu. Ce parce qu’on a fait du forcing pour être élu, vous voyez, donc, à mon avis, il n’aura pas de remise en cause de la cohésion sociale. Bien à contraire nous soutenons la cohésion sociale, nous aimerions que la République Centrafricaine retrouve la vie d’entente. Et moi, par exemple, j’ai été arrêté à un mois de mai. Ce qui m’a amené à manger, ce qui m’a assisté en prison c’étaient les musulmans. La plupart de mes amis sont des musulmans et je ne sais pas musulmans pourtant. Moi, j’ai des oncles qui sont musulmans. Dans ce pays-là jusqu’à 2013-2014 vous ne pouvez pas faire la différence entre les musulmans et les chrétiens. Je suis ressortissant de la Mambéré-Kadéï. Il y une famille là-bas qui s’appelle Salao. C’est Salao-là, la plupart de leurs mamans, parce que il y avait beaucoup de femmes, la plupart de femmes de Salao sont de bas, ils ont néanmoins des enfants musulmans. Et qui ont des oncles qui sont autochtones de Berbérati. Ils ont de l’aide prisonnière à Berbérati. Ils ont grandi à Berbérati. Et ça même pas d’ailleurs d’où est venu leur grand-père. Alors, c’est là vous avez le maitre ai eu à Karno. Il y aussi une famille comme ça de très grande renommée, une famille musulmane. Et le papa et le grand-papa, ils ne savent pas d’où est venu son arrière-grand-père. Aussi au KM5 une ancienne mère de troisième arrondissement, elle a été mère… (перебивает журналист)

Journaliste : Justement, la question reste imposiale. Deux dernières questionnes. Votre regard sur les pourparlers de Khartoum puisque on sait que la Russie a pris aussi là devant dans ce sens-là. Et puis le dernier regard sur la gouvernance du Président Faustin-Archange Touadéra.

Député : Nous centrafricains, lambda, tout le monde vers la paix. Ça fait longtemps, depuis 2012 que nous vivons dans le centre de psychose, généralisé, on a tout le temps peur, et il y a eu l’initiative africaine, le gouvernement ne la rejette pas – tout le monde l’accepte, mais vous avez vu l’initiative de Sant ‘Egidio, aujourd’hui cette initiative contribue à la numération des initiatives africaines, ce que les russes ont fait à Khartoum, Soudain, je crois que c’est pour améliorer cette initiative africaine pour apporter en plus pour que l’initiative africaine aboutisse rapidement et suite les résultats probants pouvant aider centrafricains à sortir de cette situation où on se trouve ce moment-là.

Sur la gouvernance du président Touadéra, les choses fonctionnent bien. Touadéra a été le premier-ministre de Bozizé pendant 5 ans, et pendant ces années les salaires été régulièrement payés, les pensions été régulièrement payées, les bourses été régulièrement payées. Des initiatives pour le développement du pays avaient été entreprises : je vous ai parlé du pétrole de Birao, le pétrole de Karno, tout c’était avec Touadéra. Il y avait eu des initiatives courageuses. Par exemple, pour déceler le personnel intégré avec de faux diplômes, pour déceler des gens qui n’étaient pas vraiment intégrés dans fonctions public mais qui poursuivaient des salaires un du mois, tout ça, c’est Touadéra qui a fait tout ça. Et aujourd’hui on a une base salarial « scientifique », bien assise. Etant premier-ministre il a fait ça et aujourd’hui le Président de la république, il ne pourra pas continuer à faire ce qu’il faisait avant. Sur le plan sécuritaire, on ne peut pas résoudre un tel problème par le miracle dans quelques jours dans quelques mois. Aujourd’hui les choses sont en train de s’améliorer : on peut aller à Bambari, Bangassou, Berberati. Les musulmans peuvent aller à Bouherab, et les habitants de Bouherab peuvent aller au KM5. Il y a 2-3 ans on ne pouvait pas voir les musulmans au KM5. Même dans le parti (la partie) de Touadéra, il y a des musulmans qui sont quittés le parti (la partie) de Meckassoua pour regagner le mouvement politique « Cœurs Unis » de Touadéra, cela veut dire que la cohésion sociale est là et nous faisons tout pour qu’elle reste et demeure, on fait tout pour la consolider. Mon veux est que tous les musulmans et tous les chrétiens sachent que la RCA c’est un pays laïque et nous ne devons pas privilégier notre appartenance religieuse, nous avons un seul pays en commun. Et la preuve ce qui sont aujourd’hui au Tchad, ce qui sont ailleurs, ils pleurent pour revenir parce que c’est leur pays, on ne peut être plus heureux que chez soi.

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