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Election de Moussa Faki: Une victoire d’Idriss Déby Itno

L’année du président Déby, à la tête de l’Union Africaine, a nourri le choix Faki… c’est le moins qu’on puisse dire.

12 Mar 2017    
Idriss Deby Itno Idriss Deby Itno

Si l’élection du nouveau président de la Commission de l’Union Africaine correspond amplement à ses capacités intellectuelles et à sa forte expérience de la diplomatie internationale, il est difficile de ne pas y voir la contribution décisive de l’année africaine du président Déby.

Tout au long de l’année 2016, Idriss Déby aura mené une diplomatie tambour battant contre la menace djihadiste au Sahel et dans le bassin du lac Tchad. Battant campagne pour son ministre des affaires étrangère, chef d’orchestre de son vaste déploiement diplomatico-sécuritaire, le président tchadien a très vite convaincu ses paires de la nécessité d’avoir, face aux djihadistes, un homme rompu à la tâche, un homme ayant une bonne réactivité et de fortes capacités organisationnelles.

En effet, 2016 aura connu une belle envolée de la diplomatie tchadienne sur les questions sécuritaires au Sahel et dans le bassin du lac Tchad. Au cours de cette année, le président Idriss Déby a reçu à N’Djamena les chefs d’Etat et de gouvernement de la région pour une réunion de haut niveau sur la sécurité et le développement. Il a ainsi mobilisé tous les décideurs du G5 Sahel (G5S), parmi lesquels Ibrahim Boubacar Kéita, du Mali, Mahamadou Issoufou du Niger et Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie.

Quelques mois plus tôt, son chef d’état major, le général Ibrahim Sahid Mahamane a présidé une réunion extraordinaire du Comité de défense et de sécurité de l’organisation des Etats du Sahel (G5S) en présence de ses homologues du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Burkina Faso. L’homme d’Idriss Deby se mettant ainsi au cœur d’une réflexion visant à concevoir une riposte plus organisée face aux groupes terroristes.

De nombreux succès en 2016 contre Boko Haram

Pour cette élection à la commission de l’Union africaine, Moussa Faki pouvait également compter sur la bravoure des armes du Tchad pour la stabilité du bassin du lac Tchad. Une armée déployée et suivi au quotidien par Idriss Déby. En juin dernier, 2000 soldats de l’armée tchadienne sont intervenus à la frontière tchado-nigérienne avec pour ordre de « traquer partout les djihadistes de Boko Haram ». La secte terroriste venait de commettre à Basso dans le Sud-Est du pays son attaque la plus meurtrière faisant au moins 26 morts et 50 000 déplacés. L’intervention de l’armée tchadienne dans la lutte contre Boko Haram a également  permis de libérer des villes entières au Nord du Nigéria, infligeant de lourdes pertes dans les rangs des djihadistes, de concert avec les autres membres de la coalition sécuritaire régionale.

Durant cette année passée à la tête de l’institution panafricaine, Idriss déby a aussi brillé par ses prises de positions en faveur de la souveraineté africaine. S’opposant clairement au FCFA qu’il présente comme un outil de domination de la France en Afrique.

Faisant le bilan de son mandat à la présidence de l’Union africaine (UA), Idriss Deby estime que la façon dont est géré le franc CFA est « un frein au développement des pays africains » et qu’il urge que le continent noir fasse « réviser ses accords avec la France ». Allant en profondeur dans le débat, le président du Tchad estime que le débat autour de la situation actuelle, où le compte d’opérations des exportations de quatorze pays africains est géré par le Trésor d’un pays européen, fût-il l’ancienne puissance coloniale, ne peut pas perdurer. « Cette période, qui dure depuis soixante-dix ans, est dépassée. Il faut que les autorités françaises acceptent d’examiner avec nous ce qui, dans nos accords, marche ou ne marche pas », a ajouté Idriss Déby. Le chef d’Etat poursuit en disant que « Le moment est venu de revoir en profondeur les accords monétaires » qui lient les pays africains à la France.

Le président Déby précise que même si le franc CFA est un facteur d’intégration très important, là où le bât blesse, c’est que les pays africains n’ont pas la possibilité de placer ne serait-ce qu’une partie de leurs ressources dans le circuit bancaire pour qu’elles génèrent des intérêts.


Guy Nfondop
 

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